13/10/2015

Préparation physique et dépassement de soi : à l’assaut du mont Chauve

Préparation physique et dépassement de soi : à l’assaut du mont Chauve

 

Par Michel Roelants, repris de "Axxon magazine".

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Il y a plus de 6 mois, Michel Roelants, a décidé de se lancer un défi un peu fou: gravir le Mont Ventoux à vélo, lui le cycliste du dimanche.

Voici le récit de son épopée.

 

Lorsque le club de cyclotourisme, l’Aurore-Cyclo, dont je fais partie a envisagé en octobre 2014 d'organiser une semaine dans le Vaucluse en juin 2015 avec comme ob­jectif l'ascension du Mont Ventoux, je me suis dit «Et pourquoi pas moi?». Tous les membres du club se sont alors retournés en s'exclamant «Toi, Michel?!? ». Il faut savoir que, si je suis affilié au club « Aurore Cyclo » depuis 8 ans, je ne sors que deux à trois fois par mois et ne roule qu'entre 40 à 60 kilo­mètres par sortie. Il s'agissait donc en effet pour moi d'un fameux challenge!

En janvier, j’ai pris contact avec mon ami et confrère Eric De Gunsch, qui me conseilla avant toute chose de passer un check-up cardiologique complet : pour se lancer dans une telle aventure à 56 ans, il faut prendre ses précautions afin d'éviter toute mauvaise surprise. Suite au feu vert du cardiologue. Eric me concocta un programme de travail par intervalles: je suis donc allé suer sur les appareils de son centre de remise en forme trois fois par semaine, avec pour consigne de maintenir mes pulsations cardiaques aux alentours de 150 bpm.

Rapidement, il s'avéra qu'il était plus raisonnable d'ajuster le programme à deux séances par semaine, en y ajou­tant une bonne sortie à vélo le di­manche: même en pleine phase d'en­traînement, la vie professionnelle et la vie de famille ne s'arrêtent pas! Etant quelque peu en surpoids, j'ai associé à mon programme un léger régime ali­mentaire dans le but de perdre environ 10 kilos en quatre mois.

Je souffrais chez Eric le lundi midi et le vendredi soir et je sortais à vélo chaque dimanche avec mes compagnons de club. Souffrir est le mot juste, en tout cas au début : pour tenir un effort de 240 watts après 20 minutes d'échauf­fement, je devais sérieusement pous­ser sur les pédales et je soufflais comme un vieux phoque! Au fil des semaines, l'entraînement commençait à porter ses fruits puisque j'allongeais à la fois mes séances d'intervalles et mes sorties dominicales (80 km).

Au mois d'avril, mes compagnons d'infortune et moi-même participâmes à des brevets à dénivelés d'au moins 1000 mètres d'ascension, afin de nous - préparer à affronter le géant de Provente. Mais à la mi-mai, c'est la catas­trophe: ma patte de dérailleur cassa et brisa mon cadre de carbone. Il me res­tait à peine 13 jours pour trouver un nouveau vélo et m'y habituer. Heureu­sement, mon fournisseur habituel possédait un vélo semblable au mien, avec l'avantage d'être doté d'une tech­nologie plus récente. J'ai pu le tester et l'adopter lors de ma dernière sortie: un brevet dans la province de Namur, où les pentes sont longues et raides (comme par exemple le mur de ta cita­delle). Avec ce nouveau vélo, je monte encore mieux et je me sens beaucoup plus fort et confiant. Avec 9.5 kg en moins, j'en étonnais plus d'un.

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Le grand jour arriva enfin: le 6 juin, avec 8 autres membres du club, nous partîmes pour te Vaucluse, dans un charmant petit village nommé Visan, à 40km du mont Ventoux. Le premier jour, petit parcours de 80km avec un col à 735m d'altitude, réalisé sans pro­blème tout en respectant mes limites et les consignes: ne surtout pas vouloir suivre le rythme des autres, mouliner sur mon petit plateau (30/32) et ne pas dépasser 150bpm. Sans oublier de ne pas hésiter à s'arrêter si le besoin s'en fait sentir.

L’alimentation est un paramètre pri­mordial lorsque l'on réalise de tels ef­forts: l'expérience m'a appris que, après un petit déjeuner bien structuré, j'avais besoin de consommer une barre énergétique toutes les 15 - 20 minutes pour garder le cap, en plus de boire régulièrement.

Pour braver le Mont Ventoux, la météo doit être clémente : pas de pluie et sur­tout pas trop de vent, qui peut souffler jusqu'à 300km/h au sommet! Condi­tions réunies le lundi, jour où nous dé­cidâmes de gravir le monstre de pierre. Parmi les trois chemins possibles, nous prîmes bien entendu celui consi­déré comme le plus aisé, démarrant à Sault et comptant 26 km d'ascension avec en moyenne 5% de dénivelé. Les 6 derniers kilomètres étant tes plus ter­ribles, avec des côtes de 6 à 10%.

Après un trajet en voiture pendant lequel je buvais les conseils de ceux qui, parmi mes compagnons, avaient déjà gravi ce col, nous voici enfin arrivés au pied du Ventoux. Après les encourage­ments de rigueur, rendez-vous fut fixé au chalet Reynart afin de faire un break avant les fameux derniers kilomètres.

Premiers coups de pédales donnés à 8h30, en respectant mes instructions : je roule à mon rythme, en laissant par­tir tout le monde. Les premières pentes sont déjà bien dures (6 à 7 %) et je m'octroie une première halte au 12ème kilomètre, mon cœur battant un peu trop rapidement. Si j'aperçois de temps en temps mes amis au début, je me retrouve rapidement seul mais conti­nue tranquillement à tracer ma route jusqu'à arriver au fameux chalet où, tout le monde m'attend gentiment.

Quelques photos souvenirs plus tard tout le monde se prépare à repartir, persuadé que j'allais en rester là. Mais sûr de moi, je réenfourche mon velo, prêt à attaquer les 6 derniers ki­lomètres du mastodonte. Pas un brin d'herbe, pas un arbre à l'horizon. Il est 11 h30 et te soleil cogne, ajoutant une difficulté supplémentaire - ce qui n'était pas nécessaire - à l'ascension de ces pentes de plus en plus abruptes.

L’allure est lente, mais régulière. Je rattrape Guy, le vieux briscard de notre bande qui, à 72 ans, a toujours bon pied bon œil. Nous nous arrêtons un instant, histoire de reposer notre cœur et, après trois haltes supplémentaires, j'aperçois enfin les derniers virages. Encore quelques pentes à 10% et j'au­rai réussi cette folie dont personne ne me croyait capable!

Sous les acclamations de mes amis, j'arrive devant ce panneau mythique : « Sommet Mont Ventoux - 1911m ». J'ai réussi! Je l'ai vaincu, le mont Chauve ! Mais j'avoue que la fatigue ne me permet pas de savourer pleine­ment ce moment inoubliable sur l'ins­tant même. Et puis, tout le monde est pressé de redescendre afin de parta­ger un repas bien mérité : après l'ef­fort, le réconfort! Ce n'est donc que le soir, en visionnant les films et les pho­tos, que je réalise totalement l'am­pleur de mon exploit.

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Le seul bémol de l'aventure fut la chute de l'un d'entre nous qui, après être re­monté sur son vélo et avoir encore gravi un col, dut se rendre à l'évidence une fois le pied posé à terre: il ne pou­vait plus marcher et a dû être rapatrié. Verdict : fracture du col du fémur. Fort heureusement, il va bien à présent et roule déjà à nouveau.

Pour conclure ce récit, j'aimerais parti­culièrement remercier Eric De Gunsch, qui m'a si bien préparé, ainsi que mes compagnons d'aventure qui m'ont tant encouragé et maintes fois attendus. Vi­vement l'année prochaine pour une nouvelle semaine de folie!

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15/06/2015

Le Mont Ventoux - 2015

Voyage à Visan, au pied du Mont Ventoux.

 

Voyage du samedi 06/06 au samedi 13/06/2015.

Texte : Alain Darville, Photos : Christiane, Jean-Louis, Michel, Jean-Paul, Guy et Alain.


 

Cette fois, ça y est, nous y sommes : Nous sommes à Visan dans la Drome presqu’au pied du Mont Ventoux, qu’on voit au loin, de sa silhouette imposante qui marque le paysage où qu’on soit. C’est le défi de la semaine pour tout le monde : Arriver à son sommet au moins une fois.

Cela fait longtemps que le club n’a plus fait de voyage, mais on compte bien se rattraper. Qui est du voyage ? Christiane et Jean-Louis, Jos, Philippe, Jean-Paul, Benoit, Michel, Guy et moi. Isabelle et Freddy vont loger dans une autre maison, mais ne seront pas loin. Nous nous serons dans le logis « Le Batadou », superbe demeure de six chambres avec de grands espaces, une piscine et un boulodrome.

Le temps annoncé, n’est pas très folichon, pluie à peu près tous les jours, on verra.

 

 

 

Dimanche, 1er jour : Echauffement via le Col de Valouse. (80 km, 660 m)

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Il fait beau ce matin, la journée s’annonce radieuse, il va faire très chaud, jusque 35° sur le vélo.

Ce dimanche, nous allons rouler au départ de Visan, un petit parcours simple de 80 km, avec un seul tout petit col, le Col de Valouse, juste pour voir qui peut faire quoi et comment sur le vélo. Le but est de partir ensemble et d’essayer de revenir ensemble.

Un long faux plat, nous fait prendre la route de Nyons en direction de Gap.

Freddy se demande pourquoi on ne commence pas à faire tous les cols du coin et pourquoi on perd son temps à rouler sur une route comme en Belgique. Ce n’est pas pentu, d’accord, mais le paysage n’est pas vraiment le même. Rouler dans les vignes entourées de montagnes, même petites, ça change. Tout le monde suit, l’allure est modérée, c’est un long faux plat montant de 40 km.

Et puis vient le moment de vérité. Le premier col est là, petit, mais c’est un premier test pour beaucoup. Belle montée, virage en épingle. C’est Freddy qui est le plus fort. Et tout le monde y arrive.

L’entrainement de haut niveau de Michel paye, il monte jusqu’au sommet sans problème. Photo de groupe au sommet, et maintenant c’est la descente. Rapide, aussi, c’est une première pour certains.

Mais il fait chaud, donc soif, un petit bistro nous tend les bras, et avant de rentrer, nous allons y boire un ½ pression. Nous sommes dans le petit village de La Paillette.

Maintenant, c’est le long faut plat descendant pour rentrer, à fond la caisse, le vent dans le dos. 40-50 km/h en continu. Je ne sais pas ce qu’il leurs prend, tout le monde accélère avec de rare répits. Nous passons à Valréas, rien eu le temps de voir.

Pour finir à Visan avec une petite côte, je passe et je gagne. Na, pour Philippe qui avait fait le travail. Plus de 26 km/h de moyenne avec un col, comme entrée en matière, qui dit mieux.

Nous sommes tellement bons, que plus rien ne nous arrête car ce lundi, nous allons le faire.

 

 

 

 

Lundi 2ème jour : Le Mont Ventoux et les Gorges de la Nesque. (90 km, 1700 m)

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Cette fois-ci les choses sérieuses vont commencer. L’ascension du Mont Ventoux via Sault. Bon, les puristes diront que c’est le côté facile du Ventoux. Facile, peut-être mais cela reste un col et il faut faire 1200 m de dénivelé. Nous démarrons donc de bon matin, Freddy nous a rejoints à Sault.

Et la montée commence, les écarts se font rapidement. J’en profite pour faire des photos, attendre Guy, et ensuite essayer de remonter tout le monde. Freddy et Jean-Louis, ce n’est pas possible, mais les autres, oui. Dans cette ascension, je ne voulais pas y croire, mais le grand plateau peut être mis, et les 30 km/h sont possible sur quelques kilomètres. Le Chalet Reynard est atteint, on attend tout le monde. Guy veut son verre de bière avant de continuer.

Tout le monde veut atteindre le sommet, pourtant maintenant, la pente devient subitement plus dure, jusque 9%, mais le sommet est visible de très loin, et le mont caractéristique du Ventoux, motive tout le monde.

On y est, Christiane immortalise les grands moments de la montée pour chacun. Et les photographes professionnels nous alourdissent en nous mettant leurs cartes de visite dans nos poches, au lieu de nous pousser.

Ensuite, c’est la longue descente vers Bedoin, juste le temps de voir à quoi ressemblerait la montée. Cela monte tout le temps, aucun répit. 8%-10% en continu, c’est la route la plus dure, et la plus fréquentée du Ventoux.

A Bedoin, c’est le marché, et nous y mangeons un Pizza. Michel s’arrête là et va retourner avec Christiane.

Ensuite nous allons faire les Gorges de la Nesque, Gorges profondes recommandées par Guy pour leur splendeur. Nous allons les monter tout doucement, en continu.

Mais, Guy et Benoit, nous allons les perdre. Ce n’est pas faute de les avoir attendu, mais ils ne sont jamais arrivés. Les GSM ne signalent aucun appel, donc nous continuons tout doucement. C’est vrai, que ces Gorges sont magnifiques. C’est vraiment majestueux, avec une Nesque invisible tout au fond.

Mais il fait chaud, 40°c sur le vélo. La Nesque est beaucoup trop loin pour nous rafraichir. Jean-Louis et Jean-Paul ont un coup de chaleur et continuent très lentement. Je reste avec Freddy, tandis que Philippe et Jos continuent au finish. Nous attendons encore un peu Guy et Benoit toujours invisibles.

Finalement, nous nous retrouvons en plein orage, et nous voyons ce que c’est : Grosse pluie et rafraichissement conséquent.

A Sault, nous attendons les deux disparus, qui ne donnent toujours pas de nouvelles. Finalement ils arrivent. Benoit a fini cuit et carbonisé, Guy l’a ramené. Mais juste avant les Gorges, c’est Guy qui a éclaté un pneu, pneu réparé par un autre cyclo qui lui a mis une très grosse rustine.

 

 

 

 

Mardi 3ème jour : Le Col d’Ey et le Col de Propiac (63 km, 770 m)

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Tout le monde est sur le vélo, sauf Freddy, qui ne voulait plus abandonner Isabelle et Jean-Louis qui ne voulait plus abandonner Christiane.

Au départ de Mirabel-au-Baronnies , nous allons faire un cercle de 63 km pour faire deux cols. Ce n’est pas un parcours très difficile, mais c’est le jour d’après, et la fatigue est là. Il fait toujours aussi chaud, mais cette fois, il n’y aura pas d’orage.

Le Col d’Ey est un très beau col, avec un magnifique paysage sur la vallée qui est assez immense. Mais le petit problème, est que la route du col est en pleine réfection et ils coulent une couche de goudron tout en laissant la circulation ouverte. Nous roulons donc sur un asphalte à peine refroidi et encore mou. Je me demande si les pneus vont résister,  ils ramassent plein de petites pierres.

Le sommet est atteint. Nous attendons que tout le monde arrive avant de repartir vers Buis-les-Baronnies. Où nous faisons une pause-mousse. Mais la descente du Col d’Ey est très technique. La route est en lacet, c’est une descente sinueuse, ce que j’aime le plus dans les cols. Visiblement Michel, n’est pas très technique du tout, et prend son temps pour descendre, ses freins doivent chauffer.

Le Col de Propiac est devancé par un petit col non répertorié. Philippe me demande tout le temps combien de kilomètres il fait, ce col, quelle pente, quelle altitude. Je ne sais jamais lui répondre, à part : « Tant que ça monte, tu pousses sur les pédales !! ».

La route du Col de Propiac est très belle, avec quelques virages en épingle. Ensuite, le sommet une fois franchi, ça descend, c’est facile. Même Michel s’y met en dépassant tout le monde, suivi d’un Benoit qui sonne en dépassant le groupe. Puisque tout le monde va bien, on peut y aller à fond la caisse jusque Mirabel. Vent de face à 45 km/h, Philippe reste dans ma roue, pour me déborder en vue de l’arrivée.

Belle balade, deux très beau cols, très belle journée, et ensuite c’est piscine chez Freddy, a Seguret (pour ceux qui veulent), pour les autres c’est apéro.

 

 

 

 

Jeudi 5ème jour : Les Cols de Fontaube, d’Aulan, de  Peyruergue et d’Ey (87 km, 1200m)

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Freddy voulait absolument que nous passions le Col de Fontaube qui a une vue fantastique sur le Mont Ventoux. Mais pour ça il fallait y être assez tôt pour profiter de la lumière. Nous partons de Mollans-sur-Ouvèze.

Guy a un petit problème. Il a oublié ses chaussures de vélo et sans s’en rendre compte veut commencer à rouler avec ses chaussure de ville. Cela va être difficile. Mais Freddy a deux paires de chaussures. Guy taille 42, Freddy 41. Mais en faisant un petit effort, les pieds de Guy rentrent dans les nouvelles chaussures de Freddy. Quant à savoir si les pieds pourront en sortir un jour, c’est une autre histoire. En espérant que les chaussures n’explosent pas, Guy démarre en ayant mal aux pieds, je suppose, mais l’envie est plus forte que tout.

L’Ouvèze, nous allons le remonter, pour ensuite faire de même avec le Derboux. La montée de Col de Fontaube n’est pas trop difficile, mais dure assez longtemps. Réunion au sommet face au Ventoux.

Nous descendons ensuite jusque Montbrun-les-Bains, et nous allons remonter les Gorges du Toulourenc pour franchir le Col d’Aulan après être passé pas loin du Château du même nom. Un saut de chaine, m’a empêché de mettre le grand plateau juste pour passer Freddy qui n’attendait plus personne. Guy se fait attendre au sommet.

Dans la descente, c’est Benoit qui a des problèmes avec ses freins qui font du bruit, mais on ne voit rien d’anormal.

Le Col de Peyruergue se fait plus rapidement que le fait d’arriver à le prononcer correctement. Grand plateau avant d’arriver au sommet. C’est en nage que j’y suis, pas loin devant Freddy. Il faut récupérer en attendant les autres. La descente va être fatale à Jean-Paul. Jean-Paul a raté un virage, a pu s’arrêter un peu en dehors de la route mais n’a pas eu le temps de décliper ses chaussures. Il est tombé sur sa hanche. Il a mal, mais à première vue, cela à l’air d’aller, il peut continuer. Il y a encore un col à faire, le Col d’Ey, via une autre route que celle du mardi, mais avec une pente bien plus dure. 8% pour commencer, et ensuite du 6%.

Au sommet nous attendons, Jean-Paul arrive juste derrière Guy, mais cela n’a plus l’air d’aller du tout. Nous faisons encore la descente pour aller à Buis-les-Baronnies, où là en déposant pied à terre, c’est fini, il ne peut plus marcher.

Il va rester là avec Philippe, et nous allons chercher les voiture, Benoit va le prendre et le ramener à Visan.

Guy a pu enlever les chaussures de Freddy, même avec la chaleur de la journée. Les chaussures sont intacts, Freddy respire.

 

 

 

Vendredi 6ème jour : Le Mont Ventoux via Bedoin (34 km, 1700 m)

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Quoi, comment, plus personne ne veut y aller. Philippe et Benoit, pourtant voulaient la faire cette ascension via Bedoin, la montée mythique du Ventoux, la plus dure, la plus pentue. Un petit risque de pluie est là. Mais c’est le dernier jour, c’est le jour ou jamais.

Guy me conduit à Malaucène, où je vais démarrer en solo pour rejoindre Bédoin via la Col de la Madeleine.  Il pleut un peu pour partir, mais cela reste supportable. Il y a bien de gros nuages noirs au loin mais avec un peu de chance ils passeront à côté. Et bien c’était raté. Après 30 minutes de montée, l’orage était bien là. Un bel orage avec beaucoup d’éclairs et de tonnerres, avec beaucoup d’eaux genre chute du Niagara. Même pas peur, j’y suis j’y reste, la foudre ira bien ailleurs. Je continue imperturbable. Il fait tout noir, je ne vois même plus mon compteur et mon GPS, mais je vois encore la route qui s’est transformée par endroits en rivière. Guy essaye de m’encourager et de faire quelques photos bien sombres. Christiane et Jean-Louis arrivent aussi pour faire la montée avec moi.

Une fois le Chalet Reynard passé, l’orage se calme un peu. La pluie diminue, mais maintenant c’est la température qui diminue aussi. 7°c au sommet. Je ne peux pas m’y attarder. Et je ne ferai pas la descente à vélo. Trop dangereux et inutile. 20 km sur les freins cela n’a aucun intérêt. Une descente cela doit se faire rapidement, pas à 20 km/h.

Mais je suis content, ce fut une montée épique, en 2 heures chrono. ¼ d’heure plus vite qu’il y a 10 ans. Je progresse en vieillissant.

 

 

 

 

 

Pour le reste en dehors du vélo, ce furent des visites des villages perchés de Grignan et de la Garde-Adhémar, sous la pluie aussi, où deux joggeuses trempées ont failli finir sous la voiture dans un virage serré. Vaison-la-Romaine a fini sous la flotte aussi. Avec un orage de 5 heures et un Guy à la recherche d’un parapluie pour retrouver la voiture avant qu’elle ne soit emportée par les flots, sous le Pont Romain.

Très beau voyage avec quelques imprévus dont Jean-Paul rapatrié en Belgique par avion et où son opération à la hanche s’est bien passée. J’espère qu’il n’aura pas peur de remonter sur un vélo, ce serait dommage de se passer de sa bonne humeur et de sa joie de monter les cols comme un jeune de 20 ans.

Merci à Christiane et Philippe pour nous avoir préparé de quoi manger et de résister aux petits tours à vélo. Et merci aux autres pour leurs joies de vivre.

J’espère qu’on remettra ça l’année prochaine, avec encore plus de monde, mais sans doute pas au même endroit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

26/05/2012

Portugal 2012

L’Algarve, « c’est pas mal »

Récit de Alain Darville


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 Christiane, Jean-Louis, Umberto, Isoline, Freddy, Myriam, Pietro, Isabelle et Alain


Le voyage de l'Aurore-Cyclo en Algarve (mai 2012) par Aurore-Cyclo

L’Algarve nous attendait du 12 au 19 mai 2012. 

L’Algarve pour ceux qui l’ignorent encore est une région située au sud du Portugal. La ville de Faro en est la capitale administrative ; ses habitants sont appelés Algarviens. Il s'agit d'une des régions touristiques estivales les plus importantes du Portugal et d'Europe, grâce à ses plages et son patrimoine historique. Située à l'extrême sud-ouest de l'Europe, bordée au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique, l'Algarve partage sa frontière à l'est avec l'Andalousie espagnole dont elle est séparée par le fleuve Guadiana ; au nord, elle avoisine la région de l'Alentejo. La région regroupe seize municipalités et intègre le district de Faro. Avec sa superficie de 4 988 km2, l'Algarve est la plus petite des régions du Portugal. La région bénéficie d'un climat plutôt chaud et sec de type méditerranéen, à cette époque la température maximale moyenne est de 24°c. Pour nous, cela a été 35°c.

Mais l’Algarve est aussi connue par nos amis anglais pour ses nombreux terrains de Golf, ce qui fait que par moment cela ressemblait plus à une colonie anglaise qu’une région du Portugal à part entière. Du moins tout le long du littoral, où nos amis anglais possèdent sans doute la plupart des nombreuses maisons bâties à front de mer.

Donc l’expédition est partie la samedi 12/05 de Zaventem. Avec nos vélos, nous ne passions pas inaperçus. Nous, c’étaient : Isabelle et Freddy, Isoline et Umberto, Christiane et Jean-Louis, Myriam et Pietro, ainsi que moi pour fermer la marche. A quatre heures du matin l’aéroport qui devait encore être vide, était déjà bondé. Après quelques chipotage pour enregistrer nos vélos, nous sommes partis avec Air Portugal (TAP : transportes Aéreos Portugueses) et son Airbus A319, direction Lisbonne où un saut de puce avec un autre A319 aux ¾ vide de la même compagnie nous amène à Faro.

Faro où les misères commencent quand nous allons chercher nos voitures de leasing. En plein soleil, une file kilométrique attend pour prendre possession de ces foutues voitures. Il faut un temps fou par client et quand enfin notre tour vient nous comprenons vite pourquoi. Il faut payer une caution astronomique, et à la moindre griffe elle sera perdue, ou bien il faut prendre une assurance de Ferrari (en plus de celle déjà payée par internet mais qui a été versée à fond perdu) ainsi qu’un plein d’essence facturé au prix du Porto pour avoir cette voiture. Pas le choix, si on ne veut pas continuer à pied, tout le monde s’exécute. Ce qui fait râler, ce n’est finalement pas le prix à payer, mais c’est le fait d’avoir été pris pour des pigeons voyageurs.

Déjà pleins de coups de soleil, nous prenons enfin ces voitures pour partir vers notre lieu de résidence pour la semaine : Apartamentos Santa Teresinha à Montes de Alvor. Notre hôtel, qui sera en fait la bonne surprise de ces vacances. Pas cher, spacieux, propre, calme, avec deux piscines, un grand jardin, le Wifi pour Jean-Louis et sa tablette et de quoi faire des barbecues. Le seul point un peu négatif pour les couples, étaient les ressorts des lits qui s’entendaient dans tout l’immeuble. Le sommeil ou l’amour agité étant un peu proscrits, il fallait faire attention dans ses retournements.

Une fois installés et nos vélos montés, nous allons visiter Alvor. Alvor est une petite ville touristique le long de la Ribeira do Farelo. Chaque rue a ses pubs écossais, anglais ou irlandais. Quand on arrive dans un restaurant ou un café, on nous parle en anglais. Le dépaysement n’est pas celui qu’on pensait. La même chose dans les magasins. Il était possible de se fournir en nourriture diverse et variée anglaise : Whiskys à gogo, fromages anglais et bœufs écossais. Même s’il y avait quand même des spécialités portugaises et des poissons et viandes variés.

Le soir, Pietro nous amène dans le petit restaurant « O Alcaide » qu’il a connu, il y a une quinzaine d’années, quand il était déjà venu en vacances, ici, avec sa famille. C’est un restaurant typiquement portugais, où on peut manger quelques plats régionaux comme le Cataplana ou la brochette géante de poissons ou de poulets. Tout le monde trouve son bonheur avec les différents poissons, fruits de mer, poulets, porcs et bœufs. Comme en plus la serveuse Liliane, est super-gentille et fait l’effort de nous parler en portugais, c’est un restaurant que nous allons adopter et nous y reviendrons plusieurs fois. Quand Liliane demande comment on trouve ses plats, Freddy répond, « C’est pas mal » en français dans le texte, Liliane comprend en équivalent portugais, « c’est pas terrible ». Petit problème de langages qui ne sera levé qu’à notre deuxième visite. Mais le « C’est pas mal » est resté pour le reste des vacances.

Mais c’est aussi l’occasion d’arrêter les cafouillages avec le merci portugais : « obrigado », « obrigada ». Quand pour qui ? Moi, je disais le « do » et le « da » en fonction de la personne en face de moi. Et bien non, le « do » doit se dire par un homme et le « da » par une femme. Quoique qu’une femme puisse dire les deux. Dixit un portugais de Lisbonne.

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Le dimanche matin, c’est la première randonnée à vélo. Sur l’échelle De Roy, ce parcours était côté 3 (sur un maximum de 9). Nous y allons donc mollo et nous allons via Portimao, la ville portuaire toute proche, longer la côte jusqu’Amarção de Pêra. Mais il fait déjà chaud et nous ne sommes pas à la mer du Nord. Ça monte beaucoup, ça descend un peu. On prend notre temps, comme il y a tout à voir, je m’arrête tous les cent mètres. A ce rythme les 70 km seront finis dans deux jours, donc après s’être un peu fourvoyer à cause du GPS qui veut nous envoyer faire du hors-piste dans les falaises, nous accélérons un peu le rythme au grand déplaisir d’Umberto qui commence à souffrir. Des muscles et de déshydratation puisqu’il a oublié ses bidons d’eau et que le thermomètre frise les 40°c.

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Au retour, nous nous arrêtons à Lagoa, boire notre Super Bock 40 cl à 90 centimes, nommée « Imperiale » à la bouteille, « Caneca » au fût. Cette bière portugaise sera notre fil rouge tout le long de la semaine, et elle aura été ingurgitée par litres, au fût ou à la bouteille. Nous rentrons ensuite tranquillement se jeter dans la piscine de l’hôtel pour certains, fuir la chaleur et le soleil pour moi. Too much, je dois refroidir à l’ombre pour ne pas ressembler à un homard frit même avec la crème de protection solaire indice 50.

L’après-midi, nous allons longer l’Océan Atlantique au sud d’Alvor. C’est une immense plage de sable fin bordée de dunes qui font penser à la mer du nord, la chaleur en plus. Nous nous arrêtons à Praia Dos Três Irmãios, plage avec des falaises calcaires en ocres rouges assez extraordinaires. L’érosion a fait son œuvre pour sculpter d’étranges œuvres d’art. Ces falaises nous allons les retrouver tout le long du littoral de l’Algarve.

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Le lundi, nous allons faire de la montagne. Le but de la matinée est de faire un aller-retour Alvor – Fóia à 900 m d’altitude. Cela fera 70 km, et c’est sans doute un peu prétentieux, mais bon, Umberto ne sait pas où on va, ça vaut mieux pour lui. Il ne faut pas longtemps pour que la route que nous voulons emprunter ait disparu. Il faut prendre un itinéraire bis mais qui va allonger le parcours. Tant que Freddy n’est pas au courant non plus, tout va bien. Nous roulons dans la campagne, c’est assez roulant et cela ne monte pas trop. Nous passons devant l’autodrome d’Algarve. C’est très joli, Pietro nous présente les arbres Eucalyptus. Quid ? Des Eucalyptus au Portugal ? Et oui, originaire d’Australie, ils n’y sont pas venus tout seul. Ils ont été plantés dans d’immenses forêts pour la pâte à papier. Maintenant le miel d’Eucalyptus portugais est devenu célèbre.

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Mais à Enxameador tout change, la route s’élève brusquement. Entre 10% et 15% en permanence sur 2 km. Même Jean-Louis doit s’arrêter dans la montée. Freddy ne sait plus respirer à cause de la chaleur et dit qu’il a vu la mort de prêt. Umberto met régulièrement pied à terre. Pietro monte ça comme si c’était plat, et moi après avoir fait le début de la montée avec un peu trop d’optimisme, je mets mon 30x25, tranquille.

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On oublie Fóia et nous allons nous concentrer sur Monchique à 400 m d’altitude. C’est une jolie petite ville de pré-montagne. On s’y arrête un long moment pour boire notre Super Bock 40 cl du matin. Comme le soleil chauffe de tout son cœur, un pneu du vélo de Pietro éclate à l’arrêt. 9 bars à 40°c, c’est sans doute un peu trop. Le retour vers Portimao est jubilatoire. C’est une descente et un long faux plat roulé à fond, avec Pietro en tête à du 40 km/h. Umberto a disparu depuis longtemps, quand nous nous regroupons pour l’attendre aux portes de Portimao. Le thermomètre de mon vélo indique 44°c en roulant et monte à 48°c lors de notre attente d’Umberto, sous le soleil. Fait chaud, des ouvriers qui nous regardent, nous prennent pour des fous.

Après s’être refait une santé, nous partons tous les 9, à Sagres visiter la Forteresse de Sagres. C’est une construction militaire située non loin du Cap Saint-Vincent, le point le plus au sud-ouest du Portugal et donc de l’Europe. Elle a accueilli l'école navale créée par Henri le Navigateur et reste le vestige symbolisant les explorations portugaises du XVe siècle le long des côtes africaines. La forteresse a été classée monument national en 1910.

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C’est un moment fort de la semaine. Mais à la grande déception de Pietro qui nous avait annoncé des déferlantes, l’océan est tout calme avec quelques vaguelettes. Mais il fait moins chaud, le vent du large a fait baisser la température à 25°c. Nous allons ensuite voir le Cap Saint-Vincent. Maintenant, nous pouvons dire que nous avons été au bout du bout du continent Européen.

Le soir, nous allons à Portimao, manger des sardines grillées. L’endroit est assez spécial, différents restaurants se sont regroupés pas loin d’un immense coin de grillades de poissons en tous genres à côté de la Ribeira de Arade. Une cigogne a élu domicile sur la cheminée pour élever son ou ses poussins et n’a pas l’air incommodée par la fumée des poissons. Mais il n’y a pas encore grand monde. La grillade des sardines n’est pas bien chère (4,5 €) et nous passons un bon moment. Le seul problème est que comme nous sommes dans une cuvette, il n’y a pas de vent, et nous cuisons avec les sardines. Pour nous refroidir, après de souper, nous nous arrêtons sur une petite place le long de la rivière pour manger d’immenses crèmes glacées.

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Le mardi, la fatigue s’installe, mais cette fois-ci nous partons vers l’ouest à vélo. Nous allons visiter Lagos. Lagos est une très jolie ville. Nous passons par le port et nous longeons la reconstitution de la caravelle Boa Esperança. Nous passons par la vielle ville et nous allons à Ponta de Piedade où les falaises y sont assez impressionnantes.

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Ensuite nous partons voir un barrage, à Albufeire de Odiáxere. Là encore ça monte, mais c’est gérable. Le retour vers Alvor se fait encore à toute vitesse, ce qui fait qu’on oublie Umberto, qui oublie de tourner vers Alvor et qui fait un détour par Portimao. Nous nous faisons « engueler » par les femmes pour abandon de cycliste en péril et nous allons acheter les provisions pour faire un pré-barbecue en attendant qu’Umberto qui ne sait plus se passer de son vélo, ne décide de rentrer.

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Spare-ribs et dorades au menu cet après-midi, avec du vin rosé de Matéus en grandes bouteilles et différents vins blancs secs de la région, le tout accompagné des Super Bock omniprésentes (il fait toujours aussi chaud). Le plus dur était de mettre en route les barbecues. Freddy et Myriam ont trouvé du bois mort là où il n’y a pas d’arbre. Mais avec Jean-Louis et son souffle digne d’un soufflet de verrier, c’était vite les forges de vulcain en action. Isoline, Isabelle et Christiane participent à la préparation des pommes de terre et aux différentes salades.

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Comme il fait très chaud, et que le soleil est devenu un peu moins mordant, c’est le moment après avoir fini toutes les bouteilles de vin d’aller faire un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel. Petit cours de Freddy qui explique comment faire le plus d’aller-retours en apnée dans la piscine. Jean-Louis ne gagne pas, c’est Freddy qui fait en fait trois.

Mais nager, creuse, il faut aller remplir les estomacs vides et on retourne dans le restaurant portugais « O Alcaide » où nous retrouvons Liliane toute heureuse de revoir les belges un peu fou. Encore une fois, « c’est pas mal », mais ici nos estomacs crient stop.

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Boire, manger, c’est bien, mais l’excès nuisant en tout, le lendemain, c’est un peu à contrecœur que nous démarrons à vélo pour un petit tour. La première heure, personne ne pipe mot. On avance en file indienne. Mais bien ou pas bien, cette fois-ci nous allons jusque Silves. Une partie de la route pour y arriver me refaisait penser à l’Espagne. De type autoroute, il faut slalomer avec les entrées-sorties.

Silves fut pendant très longtemps un port important avant de décliner avec le lent ensablement du fleuve Arade. Cette ville est surtout marquante par la Forteresse de Silves, Castelo de Silves, dite aussi château Al Hamra (le rouge), qui est constituée d'une enceinte crénelée, en grès rouge, occupant une surface de 12 hectares. Elle a été construite par les Maures entre le VIIIe siècle et le Xe siècle.

Beaucoup de cigognes ont élu domicile sur les toits des maisons ou de cheminées. C’est l’époque des nidifications et c’est toujours impressionnant lorsque l’une d’elle prend son envol en pleine ville à 5 mètres de distance pour aller chercher à manger.

Il fait toujours aussi chaud, mais nous montons au château avec nos vélos. La montée est assez pentue mais c’est la descente qui est impressionnante sur les petits pavés en marbre jaune glissant qui sont omniprésents sur beaucoup de trottoir des villes de la régions. Il ne faut pas aller trop vite pour éviter de trop rebondir ou de glisser.

Après 50 petits kilomètres, c’est le retour à l’hôtel. Piscine et barbecue au programme. Trop chaud pour faire autre chose. Cette fois-ci, ce seront des sardines et des poulpes qui seront cuites au barbecue. Pour Freddy, cuire des poulpes, c’est une première. Surtout qu’elles n’ont pas été nettoyées au magasin et que l’encre est restée dedans. Après cuisson, elles sont toute noires comme les mains de Freddy, ainsi que nos dents. Il fallait essayer, mais ce serait mieux sans encre.

Lorsque le vin est épuisé, c’est le re-plongeon dans la piscine. Le soir, nous allons essayer un restaurant chinois, restaurants chinois qui sont réputés pour leur rapidité. De ce point de vue, nous ne serons pas déçus. Nous avons eu affaire à une serveuse chinoise qui baragouinait à peine deux mots d’anglais, mais qui est parvenue à verser une bouteille de Matéus en 10 secondes dans les 9 verres. C’était assez impressionnant comme technique, mais à ce rythme nous allons être dehors en ¼ heure. Les plats étaient servis avant d’avoir été commandés mais n’étaient pas mauvais du tout.

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Le jeudi, c’est jour de repos. Ça vaut mieux. Nous allons prendre les voitures et vider un peu leurs réservoirs pour aller tous ensemble à Monchique, se promener dans un joli jardin fleuri, ensuite nous allons à Fóia, sur la plus haute montagne de la région (906 m), montagne que nous ne ferons donc pas à vélo. Mais nous y sommes allés le seul jour de la semaine où il y avait une brume qui gâchait le paysage. Ensuite nous sommes partis à Silves.

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A Silves, comme il était déjà 3 heures, il était temps de manger, ce que nous avons fait dans un chouette restaurant qui servait toutes sortes de viandes et poissons grillés. C’était très bon et vraiment pas cher.

Après cela, nous sommes montés à pied au château pour le visiter, mais ils ferment un peu tôt. C’était trop tard, c’est dommage, il avait l’air intéressant. Mais on s’est rattrapé avec les cigognes toujours présentes en nombre, qui vous suivent du regard quand vous passer dans les rues.

Le soir, c’est rebelote dans le restaurant chinois, où le vin est encore claché plus vite que la veille et où il a fallu ½ heure pour faire comprendre à la pauvre serveuse en proie à un début de méningite que nous allions prendre 5 menus pour deux, alors que nous n’étions que 9.

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Bizarrement le vendredi, nous étions plus en forme que les autres jours. On commençait à s’habituer au rythme infernal de nos journées. Les vélos enfourchés, on repartait faire la sortie de la 1er journée, mais avec des variantes sur le parcours, ainsi qu’une destination que je m’étais fixée : Praia de Rocha. Une magnifique plage encadrée de falaises.

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Et effectivement nous ne fumes pas déçu. Après une grosse descente depuis les falaises vers la mer, nous sommes arrivés sur cette superbe plage, tranquille, avec des pécheurs et quelques vacanciers. Nous sommes restés un bon moment dans le petit café installé sur la plage face à la mer, tout étonnés qu’on nous parle en portugais.

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La grosse descente, s’est transformée en grosse montée pour repartir, mais c’était du plaisir à l’infini, avec toutes les belles images qui nous resteront de ce pays.

L’après-midi, c’était le dernier barbecue, dorades et micro-poulpes sans encre au programme. Comme il faisait enfin moins chaud, la piscine a été évitée, mais le soir nous sommes repartis dire adieu à Liliane et à ses fantastiques cataplanas. C’est ainsi l’occasion d’apprendre que Liliane s’appelle Liliane (heu oui, on ne le savait pas avant), que Jean-Louis s’appelle João-Luis dit Raõul, que Pietro s’appelle Pedro et que Freddy s’appelle Fredõ.

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Le samedi, c’est le départ. Les voitures payées au prix de l’or, vont être un peu poussées dans leurs derniers retranchements. 150 km/h en montée, pointe à 170 km/h pour des petits 1200 cm3.

A l’aéroport, c’est la file pour prendre l’avion, et c’est de nouveau le même cinéma avec nos vélos encombrants. Dans l’avion le Boeing 737 est décevant comparé à l’Airbus A319, surtout qu’un bébé hurleur était à 1,5m de mes oreilles sensibles. Impossible de bouger, les genoux au menton et le nez dans les cheveux de l’old-timer britannique de devant qui a décidé de s’allonger au maximum. Il faut prendre sur soi et penser à autre chose.

Le voyage est déjà fini, beaucoup trop court pour faire tout ce qu’on voulait. La chaleur en a refroidi plus d’un pour aller faire de grandes sorties à vélo, ou faire de grands déplacement en voiture.

La région est superbe, on y mange très bien, les portugais sont tous très sympathiques et accueillants, l’ambiante dans le groupe a toujours été joyeuse et pleine de bonnes humeurs. A vélo, nous avons presque toujours pris notre temps, en attendant régulièrement (en haut de chaque côte) les moins forts et en dégustant notre « Imperiale » quand il le fallait.

Le point négatif est que cette région a été un peu trop colonisée par les anglais qui avaient tous l’air de se considérer en pays conquis. Je me vois mal passer mes vacances là, en été, quand il y a foule, et qu’il y fait encore plus chaud.


Les photos d'Alain:

Portugal 2012


Les photos de Jean-Louis:

Portugal 2012



Les parcours à vélo:

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Dimanche 13/05/2012 : parcours vert
Lundi        14/05/2012 : Parcours bleu
Mardi        15/05/2012 : Parcours jaune
Mercredi   16/05/2012 : Parcours orange
Vendredi   18/05/2012 : Parcours violet