31/07/2011

La traversée des Pyrénées 2011

La traversée des Pyrénées 2011.

Par Benoît Leclere

07.Aurore au top à l'Aubisque.JPGBenoît, le représentant de l'Aurore au top à l'Aubisque

Lors de la réunion préparatoire de la saison 2011, Piétro avait fait un tour de table pour connaître les intentions de voyage de chaque membre d’Aurore Cyclo. J’avais à ce moment proposé de se lancer dans la traversée des Pyrénées en passant par les cols mythiques du Tour de France.

Cette idée s’est transformée en projet avec au départ un de mes collègues Luc le redoutable petit grimpeur et 3 de ses amis : Bernard qui fait au quotidien la navette en vélo le long du canal de Clabecq à Bruxelles, Ronny qui n’avait guère plus de 750 km à son compteur cette année et Jean-Marie qui a l’habitude de traverser la France à plus de 300 à l’heure à la direction de son TGV .

Début avril autour d’un bon petit verre, nous avons composé le projet de parcours, organisé le transport (a priori une voiture, un porte-vélo à l’arrière du véhicule et 2 vélos sur le toit soit une voiture bien bourrée de 5 mecs) et décidé qui réserverait les chambres doubles et triples.

Notre parcours commencera donc le dimanche 26 juin après un trajet en voiture de plus de 1100 km à partir de Bruxelles.

Le traditionnel « ramassage scolaire » fait que nous démarrons en fait une heure plus tard que prévu. Le trajet prévu de 12 heures en comportera en fait près de 14 suite aussi à un embouteillage sur le périphérique de Paris ? Un accident impliquant plusieurs camions avait nécessité le recours à  2 hélicoptères qui se sont posé sur l’autoroute ! . Le décrassage espéré par certains en soirée n’aura pas lieu !

 

Le programme prévu était le suivant :

 

Date

Départ – arrivée

Parcours (km)

Dénivelé
(mètres)

Cols

26/6

St Jean de Luz

Tardets Sorholus

136

2264

St Ignace, Puerto de Otxondo, Ispeguy, Haltza, Burdincurucheta, Bagarguy

27/6

Tardets

Argeles Gazost

106

2019

Marie-Blanque, Aubisque et Soulor

28/6

Argeles

Arreau

80

2046

Tourmalet et Aspin

29/6

Arreau

Saint Girons

130

2833

Peyresourde, Portillon, Menté, Portet d’Aspin

30/6

Saint Girons

Ax-les-Thermes

110

2135

La Core, Latrape, Agnes, col de Port

1/7

Ax-les-Thermes

Prades

93

2300

Port de Pailhères, col de Moulis, Garavel et Jau

 

Total prévu

655 km

13 597 m

 

 

Quelques jours avant le départ, j’apprends que nous serons 6 et que nous rejoindrons sur place Fernand, un camarade terminant … à pied le chemin vers St Jacques de Compostelle.

Nous partirons donc à 2 voitures, d’autant plus que 2 participants devront quitter le jeudi matin. Pour simplifier le tout, Jean-Marie viendra en avion mais nous a laissé son vélo et son matériel de rechange. La camionnette de Piétro aurait été bien utile pour charger tout ce brol !

Comme de quoi, un plan bien préparé est souvent modifié. Heureusement, les hôteliers seront sympas et nous aurons toujours trouvé à nous loger tous et à décommander sans problème les chambres devenues inutiles à partir du jeudi.

Le parcours est très ambitieux et les étapes ne sont pas bien équilibrées. J’appréhende surtout la première journée avec la distance de 130 km, plus de 2000 mètres de dénivelé et la chaleur annoncée (mon épouse sait que quand la température passe les 30 ° je ne suis plus capable de rien). Tous rigolent en admirant le magnifique coucher de soleil à la plage de Saint Jean de Luz. Je suis le seul à m’être renseigné sur les terribles cols du Pays Basques, courts mais très (trop) pentus.

Pour ceux qui ont déjà fait ce type d’expédition, la composition des chambres est un critère essentiel pour un bon repos. J’ai la chance de passer la nuit avec mon collègue Luc … qui ne ronfle pas, ce qui semble pas être le cas d’autres cyclos !

 

Dimanche 26. Après le petit déjeuner, briefing pour choisir les conducteurs et les cyclos. A 6 et 2 voitures, cela va demander un peu d’organisation. Fernand conduira quasi en permanence la voiture n°1 et Luc entame l’étape avec la voiture n° 2. Le peloton démarre donc d’Ascain, notre lieu de départ effectif et nous gagnons déjà quelques kilomètres sur le parcours officiel. On annonce l’enfer de 40 ° l’après-midi : la canicule.

Le premier col est avalé à toute vitesse (3 km de long à 3.4% !) et le maillot d’Aurore Cyclo passe largement en tête, question d’impressionner les copains. Ils ne me connaissent pas encore et ignorent que je suis le roi du bluff !

Au passage du second col, nous traversons la frontière espagnole et la température continue de monter. Nous roulons environ 20 km en Espagne et après le 3ème col, nous retrouvons la France et décidons de manger à l’ombre. La terrasse est remplie et les clients se demandent qui sont ces fous à vélo par une chaleur pareille. 

Nous remontons sur le vélo vers 13h30 et nous préparons à redescendre vers St Jean Pied de Port, ville des pèlerins du chemin de St Jacques de Compostelle. Faire du vélo après avoir mangé un spaghetti bolognaise, sous un soleil  de plomb est assez fou et je suis prêt à abandonner quand je vois que la route s’élève devant nous alors que nous devions rejoindre la vallée ! Je commence à fondre et arrivé à St Jean, je charge le vélo sur la voiture technique. Direction l’église et sa température beaucoup plus fraîche. Le thermomètre affiche dans la voiture 44 °. Au fou !  Avec Luc et Fernand, nous visitons la ville pendant que les trois autres continuent en direction du terrible Burdincurucheta avec ses pentes à près de 10%. Il ne faudra pas attendre longtemps pour que mon GSM sonne : l’un après l’autre, les 3 fous abandonnent et demandent l’intervention de la voiture technique. Nous passerons donc ce terrible mais magnifique col en voiture et même ainsi c’est très dur.

Au sommet, avec Luc on décide de remonter en selle pour les 40 derniers kilomètres vers Tardets. La température a baissé mais le bitume a fondu, ce qui rend la conduite périlleuse. J’échappe de peu à la chute en évitant une portion de macadam fondu et je passe le virage dans l’herbe à la surprise générale.

A l’arrivée de cette première étape, j’ai escamoté 30 km et 1250 mètres de dénivelé.

A l’hôtel, nous rencontrons un groupe de cyclos de l’Ariège. Ces courageux sont décidés à faire le parcours complet bien qu’ils (elles) bénéficient d’une assistance technique appréciable.

Le soir, conciliabule pour le parcours du lendemain avec le redoutable Marie-Blanque (1ère catégorie) et l’enchaînement monstrueux Aubisque-Soulor. On annonce une chaleur encore pire, est-ce possible ? et propose de démarrer tôt le matin mais le peloton fatigué préfère se lever plus tard. Certains le regretteront le lendemain. 

 

Lundi 27. On décide d’escamoter les 25 premiers km annoncés plats et nous chargeons les vélos sur les voitures, après le départ de nos amis français. Sur la route, on rattrape ces courageux cyclos  et nous dépassons d’abord les dames à bord de notre voiture. Devenus entre-temps experts en chargement/déchargement de vélos, nous dépassons les maris de ces dames … sur nos vélos. Ils ne comprennent pas comment les cyclos belges ayant démarrés plus tard qu’eux les ont déjà rattrapés ! Pour rappel, nous avons déjà expérimenté cette technique l’année dernière durant l’Ardéchoise (voir le compte-rendu sur le site web aurore cyclo).

Luc qui a des petits soucis physiques a décidé de monter la voiture au sommet des cols qu’il redescend à vélo et remonte avec les premiers du groupe.

Marie-Blanque est avalé sans trop de difficulté malgré les pourcentages de plus de 8%. Au plus cela grimpe, au plus la chaleur monte et au moins je vais vite. Boire et manger devient difficile mais il faut le faire pour conserver son énergie. Après la descente et la traversée de la vallée vers Laruns, l’Aubisque, colosse pyrénéen apparaît bientôt devant nous.

Fernand parti en éclaireur n’a pas son pareil pour débusquer les terrasses ombragées. Nous mangeons un excellent spaghetti mais je change le bolo en carbonara, question de diversifier. Erreur qui se payera cash l’après-midi. La chaleur continue à monter et dépasse maintenant les 40°. Conciliabule pour savoir quand repartir et je propose sans succès de passer une heure à visiter l’ancienne église. Tous me prennent pour un bigot que je ne suis pas ; je recherche simplement la fraîcheur ! Tant pis, on redémarre vers 14h00.

Dès les premiers lacets, le peloton explose : Bernard a une pêche d’enfer, normal quand on roule chaque jour 80 km ; il est accompagné de Ronny qui grimpe bien mais n’apprécie pas trop la chaleur. Je reste calmement avec Jean-Marie qui accuse quelques kilos de trop et grimpe avec tout son courage en pensant à son fils à qui il a promis de ne pas mettre pied à terre dans l’Aubisque. Heureusement je n’ai pas fait ce genre de promesse. Cela me permet de contempler le paysage magnifique lors de plusieurs pauses à prétexte touristique !

Passé Eaux-Bonnes et sa station thermale d’une époque révolue, les pourcentages passent les 8%. Cela semble moins dur que Marie-Blanque mais le col est très long, caractéristique d’un col hors catégorie.

Ces cols mythiques font l’objet d’une signalisation précise : à chaque kilomètre, une borne mentionne le % de pente du kilomètre à venir, l’altitude actuelle et ce qui reste à grimper. Pour un comptable comme moi, ces chiffres sont utiles mais parfois trompeurs.  La borne que je vois mentionne 3 % en moyenne et je retrouve le sourire jusqu’au virage suivant où je découvre un panneau « pente de 13 % ». Et oui, dans une ascension on peut parfois redescendre ce qui explique cette anomalie mathématique. Je décide de m’arrêter 10 minutes à l’ombre d’un chalet. Je regrette amèrement le carbonara quand je vois passer Jean-Marie. Il m’encourage et je le suis jusqu’à la station suivante où nous voyons Ronny affalé au bord de la route. « Trop chaud » dit-il ! « Parti trop tôt dans l’après-midi » dis-je en embarquant nos vélos sur la voiture n°1. Nous faisions ainsi une 5 km de l’ascension avec Fernand qui se marre. Arrivé à la station de Gourette, je reprends un peu de courage et avec Ronny, nous finissons les 5 derniers km à notre rythme. Entre-temps, Bernard est déjà au sommet où la vue sur le cirque du Litor est splendide.

Sous une chaleur pareille, l’appareil digestif souffre. Après avoir bu un coca (pas bon mais efficace dans ce cas), j’abuse des toilettes locales. Le patron se marre : il a l’habitude. Jean-Marie arrive avec plus de 30 minutes de retard mais il n’a jamais mis pied à terre. Chapeau « cher TGV » qui cède alors son vélo à Fernand qui fera le Soulor et la descente vers Argeles.

La montée du Soulor de ce côté est très courte est pas trop dure, après l’Aubisque. C’est d’ailleurs le parcours accompli cette année dans le Tour qui a vu la victoire du sprinter Thor Hushovd. La longue descente vers Argeles nous permet d’avaler les derniers kilomètres à toute vitesse.

A l’arrivée, j’ai escamoté 20 km et environ 500 mètres de dénivelé. Nous retrouvons nos copains cyclos de l’Ariège qui ne comprennent toujours pas comment les Belges font.

 

Mardi 28. Etape courte de 80 km avec la montée du Tourmalet et de l’Aspin. La canicule est terminée. Je démarre avec ma vareuse Molteni et la ferme intention de « casser la baraque ». Effectivement, sans la chaleur et avec l’entraînement, « Eddy Molteni » lâche une mine et laisse sur place le peloton incrédule. En cours de route, je rattrape les dames (plus toutes jeunes !) du club Cyclo de l’Ariège et je les accompagne un bon kilomètre. « Elles avaient dur », comme on dit à Liège. Pour les divertir, je parle du magnifique paysage qui nous entoure et lâche sans réfléchir « la montagne est belle mais finalement je ne sais pas ce qui est le plus beau, la montagne ou vous deux ! » Les quelques vaches locales se souviennent encore de l’éclat de rire de ces 2 dames.  Un peu plus haut dans le col, je récupère Luc qui avait déposé la voiture n°2. Luc porte ce jour-là sa magnifique vareuse orange et des Hollandais que nous dépassons l’affuble du surnom de Joop (Zootemelk). Au sommet, je passe en tête et empoche les points du maillot à pois. Jean-Marie « TGV » paye ses efforts de la veille et souffre. Il arrivera en compagnie d’une charmante allemande avec près de 45 minutes de retard.

La descente se fait … dans le brouillard, caprice de la météo en montagne. Heureusement j’ai avec moi les célèbres manchons jaune et bleu d’Aurore Cyclo. Arrivé à Sainte-Marie de Campan, on se croirait début de l’hiver avec une température de quelques degrés à peine.

Après avoir avalé les derniers sandwiches disponibles dans ce village célèbre (Eugène Christophe, dit le Vieux Gaulois, y répara la fourche de son vélo lors de l'édition de 1913 du Tour), nous repartons à l’assaut du col d’Aspin, sous la drache et le froid. Eddy Aurore est toujours en forme et à la surprise générale, je rejoins la ville étape d’Arreau sans avoir escamoté le moindre kilomètre. Magnifique étape avec beaucoup d’émotion : on ne franchit pas le Tourmalet chaque année !

 

Mercredi 29. La météo est froide et humide. Au programme du jour Peyresourde, Portillon, Menté et Portet d’Aspet soit 2800 mètres de dénivelé. Nous croiserons plusieurs lieux mythiques du Tour, notamment dans le col de Menté où Luis Ocana avait chuté lourdement et abandonné en 1971, et le Portet D’aspet où une plaque rappelle la chute mortelle de Casartelli.

Luc a retrouvé ses jambes, au contraire de « TGV ».  La voiture technique n°2 change donc de pilote. Le peloton est emmené à toute vitesse par le duo Eddy – Joop et les 2 autres doivent s’accrocher. La célèbre technique belge de l’embarquement de vélo est encore appliquée car cette fois-ci c’est le froid qui nous paralyse. Je fais tout le col de Menté en voiture, au contraire de Ronny très en jambes. Au sommet, il pleut, il vente. Le brouillard est intense. Courageusement ou de manière insensée, Eddy et Joop effectue la descente dans le brouillard, accompagné de Bernard en manche courte !

Avec notre parcours, nous montons uniquement les derniers kilomètres du Portet d’Aspet totalement. Néanmoins, ce passage est très raide. Sous la pluie intense, nous ne nous arrêtons pas devant le monument « Casartelli » mais l’émotion est intense. L’ascension se passe bien et nous effectuons à nouveau la descente à trois dans la brume. Joop est un descendeur incroyable, un peu dans le style Sanchez. C’est un plaisir de le suivre car ses trajectoires sont fluides.

A Audressein, Bernard nous rattrape. Les 40 derniers km sont en léger faux plat. Bernard se croit sur le long de son canal et Luc doit nous abandonner, rattrapé entre-temps par Ronny. Les kilomètres sont avalés à un rythme (pour moi) étonnant et en moins d’une heure nous sommes à notre lieu de villégiature, fatigués mais heureux. J’ai escamoté 15 km et environ 700 mètres de dénivelé.

 

Jeudi 30. Fernand, Luc et Jean-Marie nous quittent. C’est la fin d’une belle aventure que nous continuons à trois, avec Bernard et Ronny. Après le briefing matinal, Bernard constate que son pneu avant est plat. Ce sera le seul accident mécanique de la semaine : une crevaison dans le parking de l’hôtel.

Changement au programme prévu pour cette journée. Comme nous ne sommes plus que trois, nous embarquons tous les vélos jusque Oust pour une boucle de 80 bornes avec les cols de Latrappe et d’Agnes, cols parcourus cette année dans le Tour de France. Le peloton est réduit et évidemment dès qu’un décroche, il est condamné à pédaler seul, ce qui est mon cas pour toute la première ascension où je « passe à la trappe ! » Au sommet Ronny s’impatiente car il fait un peu frisquet. Mais je rassure mes 2 camarades dans le col d’Agnes où je les dépose après une attaque de facteur. La montée est très irrégulière et exige de relancer en permanence, surtout dans les nombreux virages en épingle. Ce type de montée semble mieux me convenir.

Au sommet d’Agnes, la vue est magnifique sur l’étang de Lers. Le temps de redescendre et à Massat on se fait un plat du jour arrosé d’un peu de rouge. Je laisse alors mes camarades dans le col de Port qu’ils montent pendant que je le descends … chercher la voiture.

A Tarascon, la circulation devient très chargée et nous décidons alors de filer vers Ax-les-Thermes pour un décrassage dans cette cité thermale, dans la très jolie vallée d’Orlu.

 

Vendredi 30. Dernier jour de route car nous avons décidé de rentrer un jour plus tôt. Au programme un autre géant : le Port de Pailhères, 20 km de montée abordée dès le premier virage en sortant de l’hôtel. Nous partons à deux avec Bernard, Ronny amenant la voiture au sommet du col. Je profite au maximum de cette dernière ascension et laisse Bernard partir quand nous rejoignons Ronny. La route s’élargit à hauteur de la station de ski de Ascou où je souffre. Je terminerai le col à une allure de 4,5 ce qui a fait dire à ma femme « Monte à pied, tu iras plus vite ». Dur commentaire mais très pertinent malgré tout.

Ronny reprend la voiture car il n’aime pas descendre en vélo et celle que nous prenons est extrêmement technique. Tous les 100 mètres, virages en épingles. J’aurais préférer aborder Pailhères par ce côté car j’ai visiblement plus de facilité dans les épingles que dans les longues lignes droites à pente régulière.

La fin de l’étape est très touristique avec la visite du village cathare de Quéribus où je prends le plat du jour, des côtes d’agneaux frites avec un peu de rouge. A nouveau, erreur fatale que je paierai dans le dernier col de Jau au sommet duquel je jette mon vélo dans le fossé, décrétant que c’est fini pour moi. Ce sera effectivement le cas et je terminerai l’étape au volant après avoir roulé 60 km de montée permanente. Fou mais cela me laisse de fabuleux souvenirs.

Pour finir avec quelques statistiques, j’aurai parcouru en 6 jours 570 km et grimpé environ 11.000 mètres. La voiture aura quant à elle parcouru environ 3000 km.  Le voyage nous a coûté environ 650 € par personne.

Merci à Monique mon épouse de m’avoir permis de m’évader une semaine et merci à Michel pour le porte-vélo.

 

A bientôt dans la platitude du Payottenland,

 

Benoit.

 

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 Le jour du départ à St Jean de Luz

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Echauffement des mécanos

 

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 1er jour - 1er col - z'avez vu les muscles

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 1er jour - 2ème col - le bluff est passé

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 Sommet du col basque monté en voiture

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 Luc Gulliver au sommet de l'Aubisque

06. Dernier coup de pédale dans l'Aubisque.JPG

 Dernier coup de pédale dans l'Aubisque

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 TGV et son allemande

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 C'est mon jour Ronny

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 La montée du Tourmalet

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 Eddy au Tourmalet

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 Joop et Eddy dans le Soulor

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 Attention à la collision

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 Bernard toujours à l'aise quand çà monte

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 Au sommet du Peyresourde 3°C

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