31/08/2009

Bruxelles - Aoste 2009 : Les étapes et le récit

Bruxelles-Aoste 2009: Les étapes

Du samedi 22/08/2009 au dimanche 30/08/2009.

Le parcours de Bruxelles à Aoste en Italie se fera en 6 + 1 étapes longues de 110 à 185 km. Le parcours est tracé pour être fait à vélo. Le but est d'éviter le plus possible les grands axes.

Les cartes suivantes montrent le parcours ainsi que le profil. Sont marqués aussi les points intéressants le long du trajet.

Un ficher GPS (.GPX) compatible Garmin peut être déchargé à partir du site www.routeyou.com.

 


 

 

Le parcours

Le parcours complet avec carte du relief:

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Les étapes


Etape 1:  Bruxelles à Sedan
(183 km / +-2200 m dénivelé)                  (Lien vers carte et relief)

Etape 2:  Sedan à Pont-à-Mousson  (150 km / +-1100 m dénivelé)    (Lien vers carte et relief)

Etape 3:  Pont-à-Mousson à Epinal
(110 km / +-1150 m dénivelé)     (Lien vers carte et relief)

Etape 4:  Epinal à Besançon (125 km / +-1350 m dénivelé)               
 (Lien vers carte et relief)

Etape 5:  Besançon à Lausanne (147 km / +-2700 m dénivelé)          
(Lien vers carte et relief)

Repos  :  Le tour du Lac Leman de Lausanne à Lausanne (176 km / +- 1200 m dénivelé)  (Lien vers carte et relief)

Etape 6:  Lausanne - Aoste (146 km / +-3000 m dénivelé)                   (Lien vers carte et relief)   

 

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Bruxelles - Aoste 2009

 

Récit d'Alain Darville, lu et corrigé par Pietro Sirigu et Freddy De Roy. Le mot de la fin étant laissé à André Vaneeckhout.
 
Lien vers les films



La photo au départ:

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De gauche à droite: Freddy, Alain, Philippe, Gaëtan, Charlie, Fabien, Pietro, Benoît, Jos, Christophe, Renaud, Stéphane, André et accroupi Daniel.




Introduction

Cette année, le voyage par étapes du club a été Bruxelles - Aoste (en Italie) en passant par Lausanne et le Lac Leman. C'était un voyage en sept jours, dont six étapes itinérantes et une autour du Lac Léman.

Pour ceux qui s'en souviennent, l'année passée nous avions fait Bruxelles - Nice en sept jours. C'était une expérience inoubliable, et tous ceux qui y avaient participé voulaient recommencer l'expérience. Pour des raisons personnelles ou professionnelles, Charlie, Gérard et Guy n'ont pas pu venir cette année, mais ils ont été remplacés sans problème par Stéphane, Renaud, André et Daniel.

Nous sommes donc partis à neuf : Soit Pietro, Freddy, Laurent, Stéphane, Christophe, Renaud, André, Daniel et moi. Daniel a été le chauffeur attitré de la camionnette. Comme ça, nous étions débarrassés de cette contrainte et nous pouvions nous concentrer uniquement sur notre voyage à vélo.

Une des leçons que nous avons tirée de l'année passée est que les étapes étaient un peu trop longues. Nous dépassions presque chaque fois les 180 kilomètres, ce qui faisait un peu beaucoup pour les vielles jambes des plus anciens. Cette année, les étapes ont fait 150 kilomètres en moyenne, ce qui est déjà pas mal, vu le dénivelé important que nous devions franchir.

Une autre leçon, est que bien que les routes parcourues l'année passée traversaient de splendides paysages (le France est un superbe pays), Guy m'avait reproché d'avoir bêtement suivi le tracé proposé par le site Viamichelin. Il fallait bien puisque les étapes étaient déjà super longues et qu'il fallait aller souvent au plus court. Cette année-ci, j'ai essayé de faire un parcours plus ou moins intelligent en ne faisant pas toujours des tous droits. J'ai essayé de ne pas longer les autoroutes, de passer par là où cela semblait le plus beau (en regardant dans Google Map) et de proposer de splendides descentes pour les express du club (en Suisse). Naturellement, comme nous sommes de super-cyclos (je l'ai vite écrit), cela montait parfois et même souvent un peu beaucoup, le rapport de 10 mètres par kilomètres était régulièrement largement dépassé. Pour moi, il fallait éviter le plus possible les nationales, car il n'était pas question de courser les camions et les bagnoles. En prenant les petites routes, cela montait un peu plus mais c'était vraiment tranquille question circulation. Ce qui faisait de ce voyage, un voyage par moment très éprouvant (n'est-ce pas André et Stéphane ?).

Le voyage se fera toujours avec un GPS. C'est facile, nous ne pouvons pas nous tromper, et cela permet de suivre en toute décontraction la route programmée. Stéphane et Laurent sont venus avec leur GPS, ce qui en fait trois (celui du club compris), et quatre, si on compte le GPS vivant qu'est André. Le GPS est donc facile à utiliser, mais il a un effet secondaire et pour moi pervers : En sachant qui est où et avec quel GPS, de petits groupes finissent par se former, et les groupes peuvent être composés d'une personne. Le jour où chacun aura son GPS, on risque de voir une procession le long du parcours où chacun roule individuellement à son rythme.

 

Les étapes proposées étaient celles-ci :

1) Etape 1 : Bruxelles - Sedan :                   191 kilomètres et 2070 mètres de dénivelé.
2) Etape 2 : Sedan - Pont-à-Mousson :       151 kilomètres et 1280 mètres de dénivelé.
3) Etape 3 : Pont-à-Mousson - Epinal :        113 kilomètres et 1200 mètres de dénivelé.
4) Etape 4 : Epinal - Besançon :                   148 kilomètres et 1600 mètres de dénivelé.
5) Etape 5 : Besançon - Lausanne :              149 kilomètres et 2200 mètres de dénivelé.
6) Repos   : Le Tour du Lac de Lausanne :  179 kilomètres et 1000 mètres de dénivelé.
7) Etape 6 : Lausanne - Aoste :                    157 kilomètres et 2200 mètres de dénivelé.

Le Tour du Lac de Lausanne était optionnel, ceux qui voulaient se reposer, pouvaient le faire, puisque nous revenions à notre point de départ.





Etape 1 : Bruxelles - Sedan

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Le profil réel du parcours.


Pour le départ, Pietro a sonné le rassemblement pour que le plus de monde possible soient au rendez-vous. Ornella, Michel, Benoît, Charlie, Gaëtan, Jos, Fabien et Philippe étaient au pied de l'Atomium pour nous encourager. Laurent nous rejoindra un peu après Namur.

Stéphane est là. Lui qui n'a dépassé qu'une fois 100 kilomètres pour faire le 200 km du club et finir dans un état comateux. Lui qui n'a jamais roulé deux jours de suite. Il est là. Conscient ou non des dangers qui se dressent devant lui, des fous cyclistes qui vont l'accompagner et qui sont des bouffeurs de kilomètres (André, Christophe et moi), et/ou des express (Pietro, Laurent, Christophe (encore) et Renaud). Finalement le seul normal de la bande est Freddy. Stéphane est donc là, tremblant de stress mais avec son tout nouveau GPS. Sa bouée de survie, son compagnon de route lors de ses chevauchées solitaire quand il sera abandonné de tous à son triste sort.

C'est donc un petit peloton qui s'ébranle à vitesse réduite pour faire une traversée de Bruxelles. Charlie, Gaëtan, Jos, Fabien et Philippe viennent avec nous. Ils nous accompagnent par Genval, Rixensart et Ottignies. C'est à Mont-Saint-Guibert qu'ils nous quittent. Les adieux sont touchants et déchirants, les larmes coulent à flot, mais il faut y aller. Les deux groupes se séparent. André a emmené avec lui un ami qui roulera avec nous jusque Feschaux.

La traversée du Bravant Wallon se fait sans problème, mais toujours sur le principe d'éviter les grands-routes nous prenons des chemins de campagnes. C'est tranquille, c'est le moins qu'on puisse dire, mais quand nous nous retrouvons face à une chaussée romaine qui n'a plus évolué depuis l'époque de Jules César et qui déjà de ce temps était juste bonne à faire passer des chars à bœufs, nous sommes un peu coincés avec nos vélos carbones. Avec le GPS nous faisons un petit détour par des routes pavées mais nous finissons par y arriver.

Nous sommes restés groupés jusque Namur, et là, le groupe explose. André et son copain prennent un raccourci, Pietro s'envole avec Christophe, Freddy et Renaud. Je reste avec Stéphane. C'est bizarre, peut-être l'air de la Meuse ??

Laurent nous attend à Profondeville, où le regroupement se fait. Nous retrouvons aussi Daniel pour un petit ravitaillement.

Il commence à faire chaud, même très chaud, plus de 30°. Et le vent est du sud-est. Il viendra de cette direction jusque Besançon. 500 kilomètres vent de face avec une apothéose lors de la 2ème étape (de la folie).

Dinant est traversé rapidos, et la montée juste après Anseremme se fait tambours battants, Christophe a allumé la post-combustion pour la première fois.

Au sommet le copain d'André nous quitte et Stéphane un peu cuit monte dans la camionnette. Pas mal pour un premier jour, on verra demain.

Ensuite la progression continue, nous passons par Javingue, Vencimont, Sart-Custinne, Gedinne, Houdremont, Membre et Sugny. Beaucoup de ...mont dans les noms des villages, mais c'est une région superbe et très dure, ça monte. A Sugny, Daniel est là, pour un dernier ravitaillement avant Sedan. Sugny-Sedan se fait plein tube par Christophe, Laurent et Renaud, je reste avec Pietro et Freddy pour les guider à travers Sedan et arriver à l'hôtel.

Ouf, le premier jour est terminé. C'est la plus longue journée, 191 kilomètres, et sûrement pas la plus facile.





Etape 2 : Sedan - Pont-à-Mousson

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Le profil réel du parcours.


Sur le papier, cette étape à l'air facile, pas trop vallonnée, avec de longues lignes droites, mais en réalité cela aura été l'étape la plus pénible de la semaine.

Le départ se fait tranquillement, il faut chauffer les muscles. Mais à Sedan aussi, il y a des cyclistes qui font des brevets le dimanche matin. Et un groupe a le malheur de nous dépasser après 2 kilomètres. Naturellement il ne faut pas faire un dessin, pendant 10 kilomètres c'est la course entre les locaux et les coursiers expatriés. Heureusement à une bifurcation, les destinées se séparent, et notre groupe se reforme. Stéphane reprend un peu confiance. Bien sur si le parcours devait théoriquement être plat, il ne l'est pas vraiment, il faut quand même faire 1280 mètres de dénivelés en 150 kilomètres.

Nous essayons de nous relayer pour aider Stéphane face au vent. Mais nous nous apercevons vite qu'il y a un problème. Rouler seul le dimanche n'aide pas à apprendre à rouler dans la roue du cyclo qui précède. Ce n'est pas la faute de Stéphane, mais c'est un peu déroutant de voir le comportement suivant : dépasser en accélérant en début de montée, mouliner ensuite. Stéphane me fait penser à quelqu'un d'autre qui n'est pas venu avec nous : Patrice. Ils roulent presque de la même façon. Il faudra les obliger à rouler ensemble.

Nous avançons vaille que vaille jusque La Basse Ville où nous retrouvons Daniel pour un casse-croûte revigorant. Il est le bien venu, parce qu'après, c'est la galère.

L'après-midi le vent a encore forci, cela devient une bataille pour avancer, trois groupe se forment. Pietro, Christophe, Renaud et moi, Freddy et Laurent, André et Stéphane. Les écarts sont vite importants. Nous ralentissons pour faire revenir Laurent et Freddy, et nous nous relayons devant pour nous frayer un passage dans ces longues lignes droites qui n'en finissent pas. Si le vent était dans le dos, cette étape aurait été avalée à du 40 km/h, ce sera pour une autre fois. Rouler comme ça, face à ce vent, épuise plus que grimper. A Thiaucourt-Regniéville, nous attendons Stéphane et André. Stéphane arrête, recuit. Les 20 derniers kilomètres pour traverser Pont-à-Mousson et arriver à l'hôtel sont assez pénibles. Juste avant Pont-à-Mousson, une très longue côte, presque un col,  se dresse devant nous. Il faut encore la franchir toujours vent de face. Je reste avec André et Freddy, les autres sont déjà lavés et blanchis (mais pas nourris) quand nous arrivons. Mais nous, nous avons profité du passage à Pont-à-Mousson pour regarder la Moselle et compter les cygnes.




Etape 3 : Pont-à-Mousson - Epinal

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Le profil réel du parcours.


C'est l'étape la plus courte : 113 km mais quand même avec 1200 mètres de dénivelé.

En faisant le parcours, je me suis rendu compte que le parcours le plus court longeait la Moselle par une route assez fréquentée, qu'il longeait aussi l'autoroute en finissant par passer par Nancy. Je n'avais pas envie de rouler sur cette route, ni de traverser une grande ville. Mais en faisant 20 kilomètres en plus, la route serait bien plus agréable. Nous allons passer par les hauteurs, ce sera un peu plus difficile. Naturellement en faisant cela et avoir avalé quelques bosses, nous nous retrouvons face à un mur. Une côte avec une pointe à 18%. C'est la première grosse difficulté du voyage. Et Stéphane passe, nous aussi. André, lui,  contourne l'obstacle en faisant un gros détour. Nous le retrouverons bien plus tard à Rosière-Aux-Salines.

Mais avant cela nous passant par Saint-Nicolas-de-Port et nous passons sur la Meurthe. Saint-Nicoles-de-Port n'est pas facile à quitter, nous faisons quelques détours par les sens uniques avant de nous y retrouver.

Ensuite, c'est un petit raté de la planification. La route devient de plus en plus mauvaise. Je m'attends au pire. Nous dépassons deux randonneurs à pied avec de gros sacs à dos. Je m'attends aux engueulades. Et effectivement la route devient un chemin en terre avec des cailloux. Pas facile, mais nous y arrivons sans casse. Et pas d'engueulade, je suis étonné, aucun reproche, étrange...

Pour ensuite arriver à Rosière-Aux-Salines, c'est de nouveau une très longue ligne droite avec une pente qui s'accentue au fil des kilomètres. Cette région est la région des mirabelles. Nous en mangeons un peu après avoir fait un stop ravito et récupéré Daniel qui nous attendait ailleurs et qui s'était fait casser le miroir de son rétroviseur gauche par un abruti.

Et c'est alors que nous voyons qu'il y a encore un problème avec Stéphane. Nous partons, après avoir averti quelques minutes avant,  alors que Stéphane commence à faire pipi, à remplir son bidon, à mettre ses gants, à jouer avec son GPS, à mettre ses écouteurs, à se demander ce qu'il fait là. Et Stéphane se retrouve de nouveau seul. Mais bon, pas pour longtemps, ça descend jusque Bayon sur la Moselle où nous dégottons un petit bistro pour manger ce qu'il reste dans la cuisine (il n'est pas tard pourtant, à peine 13h30).

A la sortie de Bayon , nous faisons encore un petit raccourci par les hauteurs (pour voir le panorama) alors que la route principale suit le chemin de fer (je suis un sadique, peut-être un peu maso).

Après, c'est bon les 30 derniers kilomètres sont presque plats, toujours face au vent, dans la chaleur et nous nous arrêtons à Thaon-Les-Vosges pour boire une bonne bière.

Un peu après Chavelot, Laurent, resté discret jusque là se met en évidence. Une camionnette lui a coupé la route. Naturellement le connaissant, il ne peut pas laisser ce crime impuni, et fonce derrière celle-ci en injuriant le conducteur, qui n'était pas une fillette. Celui-ci s'arrête, sort de sa camionnette, il est un peu baraqué et commence lui aussi à injurier Laurent qui se fait alors tout petit. Bon après ce petit moment de tension, Epinal est en vue, l'hôtel aussi, mais nous n'arrivons pas à trouver le chemin pour y arriver. L'hôtel est là devant nous, mais personne ne voit comment l'atteindre. C'est via le terrain de golf que nous y débarquons enfin.





5)   Etape 4 : Epinal - Besançon

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Le profil réel du parcours.


L'étape devait faire 125 km, elle en fera 149 km. Mais je ne le regrette pas.

Maintenant quand nous nous mettons en branle, nous prévenons Stéphane 5 minutes à l'avance pour qu'il mette sa crème solaire, qu'il mette en place ses bidons, son casque, ses lunettes, son GPS, ses écouteurs, ses..., son ..., ses etc.... Stéphane s'élance, fait 5 cm avec son vélo et se rend compte que son pneu arrière est plat. Pietro après avoir grondé comme d'habitude Stéphane, répare en 1 minute 18 sec. Il faudra que Stéphane ajoute à sa check-list le contrôle des pneus.

La sortie d'Epinal n'est pas une sinécure. Comme chaque matin le soleil rasant est pleine poire, et l'écran du GPS est presque invisible. Ce n'est pas facile de s'y retrouver dans ces conditions. Mais nous progressons dans Epinal, jusqu'à ce qu'une côte un peu forte se dresse devant nos roues. Pas de problème, sauf pour Stéphane qui réussi à plier la patte arrière de son dérailleur en cherchant la 11ème voir la 12ème vitesse. Il arrête, il ne veut plus continuer. Ce serait dommage pourtant. Par GSM il appelle Daniel pour venir le chercher, lui qui n'était pas loin du rendez-vous que nous lui avions fixé pour le 1er ravitaillement.

Nous continuons donc sans Stéphane par une très jolie route, sans voiture, mais de nouveau très pentue. André lui a déjà pris un petit détour plus plat par la grand-route.

A Bain-Les-Bains nous retrouvons Daniel et Stéphane. Bains-les-Bains, rien qu'en voyant ce nom sur la carte, j'avais envie d'y passer pour voir à quoi cette ville ressemblait. Cela faisait une petite rallonge en plus, mais bon...

Pietro après l'engueulade traditionnelle à Stéphane, réussit à déplier sa patte (la patte du dérailleur, pas de Stéphane) pour qu'il puisse continuer à vélo. Les vitesses passent mais est-ce que cela tiendra jusque Aoste ?

Ensuite nous progressons sans encombre. Nous embarquons un cyclo local qui roule avec nous. A l'approche de Vesoul, il nous guide pour y passer le plus rapidement possible et éviter le centre. Moi, qui voulait y passer pour voir ce qu'y avait vu Jacques Brel, c'est raté. Pour me consoler, Laurent me dit que Vesoul, c'est comme Maubeuge, à part le clair de lune, il n'y a pas grand-chose à y voir.

Le cyclo nous abandonne à la sortie et nous nous retrouvons sur la nationale qui va à Besançon. Cette route est parcourue par plein de camions, et il faut absolument l'éviter. Avec le tracé du GPS, nous la quittons rapidement. André nous a averti que sur sa carte Michelin il a vu qu'une partie de la route que nous devions prendre est en pointillé. Cela veut dire qu'elle n'est sûrement pas praticable par un vélo de course. Il faut donc improviser une nouvelle route. André qui avait encore disparu, ne s'est pas posé de question. Il a pris la route des camions et s'est mis dans leurs aspirations. Nous, après concertation, et à la vue d'un panneau bleu avec une voiture dans l'autre sens (ce qui interdit aux vélos d'y passer), nous ne voulons pas prendre de risques et nous avons fait un détour de 20 kilomètres, mais dans une campagne superbe. Stéphane doit nous suivre et se demande sûrement dans quelle galère il s'est embarqué, surtout que Daniel ne sait pas du tout où nous allons passer (nous non plus d'ailleurs). C'est assez roulant, et ce sera le seul moment où quelques gouttes de pluie vont tomber. Mais même pas assez pour mouiller le vélo.

Deux groupes finissent pas se former. Pietro, Freddy et moi devant, Stéphane, Renaud, Laurent et Christophe derrière.

L'approche de Besançon et de l'hôtel se fait encore par une très, très, très longue côte. Nous retrouvons Daniel et André qui sont déjà là depuis un bon moment.

L'hôtel est face à un MacDo, trop faim pour résister, Stéphane, Laurent et moi, nous allons y dévorer un hamburger juste avant d'aller manger à l'hôtel. 500 kcal, sans compter le demi-litre de coca et les frittes. Burps...





Etape 5 : Besançon - Lausanne

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Le profil réel du parcours (il manque les 3 premiers kilomètres).


Les choses sérieuses commencent. « Comme si elles n'avaient pas déjà commencé !! », répondra Stéphane. Aujourd'hui nous attaquons la Suisse. Enfin ce sera une attaque pacifique. 150 km et 2700 m de dénivelés annoncés mais seulement 2200 m réels (je suis un peu déçu).

La sortie de Besançon est un peu laborieuse. Toujours le soleil rasant et un écran de GPS invisible. Le premier rond-point arrive, et c'est déjà le bordel. D'abord je prends une mauvaise route, ensuite je prends la route indiquée mais celle-ci est réservée aux voitures. Il faut de nouveau improviser. Notre GPS ambulant se met en action, et tout le monde le suit. Une partie de Besançon est contournée et nous plongeons ensuite en plein dans son centre sur la Doups. Et houps, malheur à nous, la route est barrée. C'est pas grave, de toutes façon il fallait prendre à droite pour foncer dans le Jura. Foncer, est un faible mot pour décrire ce qui nous arrive. C'est une côte en lacet avec des pourcentages compris entre 10 et 16%. Et en plus il faut croiser et se faire dépasser par toutes les voitures qui ne pouvaient pas prendre la route barrée. Cette mini-route tortueuse n'est pas assez large par endroit pour faire se croiser deux voitures. Il y a des embouteillages dans les virages trop serrés. La galère... Nous nous accrochons, suons, pestons, Stéphane pousse, y arrive aussi. Seul Christophe se régale. Et au sommet, la récompense de tous nos effort : un magnifique panorama de la ville et de la région.

Moi, la dedans, j'ai eu de la chance : Si la route n'était pas barrée en bas, j'aurais été égorgé sur place !!

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La route pour quitter Besançon vue du ciel, tortueuse à souhait.




Mais nous sommes enfin partis, mais pas très vite et par accoups. D'abord dans le brouillard, ensuite sur de petites routes tranquilles. Laurent crève un pneu dans un des rares trous des routes françaises. Comme les routes sont bonnes, nous ne passons plus notre temps comme en Belgique à scanner la route pour chercher les trous. Ensuite nous sommes bloqués par un troupeau de vaches qui ont peur de Pietro et qui ne veulent plus avancer. Le berger nous dit de reculer ce qui débloque la situation.

Le tracé n'est absolument pas en ligne droite jusque Lausanne. Je voulais passer par le Lac de Neufchâtel pour voir à quoi il ressemblait. En plus j'avais vu une magnifique descente en lacets avec une perte d'altitude de 500 mètres faite pour les descendeurs du club. Cela rallonge un peu (beaucoup) le parcours, mais ce n'est pas important, c'est trop beau pour être raté.

Daniel nous attend à Pontarlier. Christophe est parti seul en éclaireur (sans GPS, et sans carte). Il prend des risques, car il ne sait jamais si nous suivrons le même chemin que lui. Mais cette fois-ci nous le retrouvons au ravitaillement où il avait déjà dévoré une immense baguette.

La Suisse est franchie à L'Auberson par un poste frontière fantôme. Personne, pas de garde frontière... Les passages des frontières à vélo se seront faits sans problème et sans aucun contrôle. Quand il y avait des douaniers, ils nous laissaient passer avec le sourire, avec nos casques et nos lunettes de soleil... Et cette réflexion suivante viendra au retours dans le car qui nous ramenait en Belgique : « Il vaut mieux être blanc et casqué sur un vélo en pleine journée, que noir assis dans un bus en pleine nuit pour passer les frontières ». Ca va plus vite, et pas un peu...

Après cette digression, nous passons le Col des Etroits (1153 m), avant de descendre pleins pots jusque Yverdon-les-Bains à l'extrémité ouest du Lac de Neufchâtel. Lac que, à mon grand désappointement, personne n'a vu. C'est ma faute, j'aurais du avertir, je ne l'ai pas fait. Trop occupés à foncer dans la descente personne n'a rien vu. Dans la descente, j'ai quand même eu le temps de faire des photos, de téléphoner à Christophe (le Suisse) et d'encourager Stéphane, qui est encore plus mauvais descendeur que grimpeur, tout en m'amusant quand même. J'étais quand même content de l'avoir faite, cette descente, elle vaut vraiment le détour.

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La longue descente pour arriver à Yverdon. 500 mètres perdus en une fois.






Le regroupement se fait un peu avant Yverdon qui est traversée sans problème. Le Lac est resté invisible. André qui adore les routes pleines de voiture, prend la route directe vers Lausanne, nous nous faisons un petit crochet pour passer tranquillement le reste de la journée sur nos vélos. Mais ça monte de nouveau. Christophe et Laurent sont partis. Renaud filme et reste avec Stéphane.

Dans la montée, j'essaye de montrer à Freddy, au loin, ce fameux lac que personne n'a vu. Comme ça, au moins nous serons deux à l'avoir admiré. Tout d'un coup Christophe est là. Il s'était trompé de route et repasse tout le monde dans la montée, sauf Laurent qui chassait derrière Christophe qui était derrière lui. Mais ça Laurent ne le savait pas.

A Thierrens, il faut changer de cap pour aller à Lausanne. C'est le regroupement, sauf Laurent qui est toujours sur les baskets de l'ombre de Christophe. Encore quinze kilomètres et c'est bon. Nous passons par Naz, qui résumait notre état. A Bottens, Daniel est là pour un dernier ravitaillement en compagnie d'André et de Laurent. André doit avoir un sixième sens pour s'y retrouver. Comme il ne savait pas où il fallait aller à Lausanne, il a retrouvé Daniel. Comment, mystère... Laurent lui s'est enfin arrêté, dans sa course poursuite inutile. Il s'est enfin rendu compte en voyant Daniel qu'il roulait après du vent.

Et Lausanne est là. Enfin. Lausanne est bâtie sur le versant de la montagne jusqu'au Lac Leman. Toutes les routes montent ou descendent, et pas un peu. Les cyclos locaux ont bien du mérite, et on se plaint à Bruxelles.

L'hôtel est atteint dans un piétonniers remplit de piétons ce qui pose quelques problèmes et génère quelques friction avec certains de ceux-ci.





Jour de repos : Le Tour du Lac Leman

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Le profil réel du parcours (il manque les 5 premiers kilomètres).


Dans la descente pour arriver à Yverdon, j'avais convenu d'un rendez-vous avec Christophe (le Suisse), mais oui, celui qui avait remplacé André au pied levé lors de l'Ardéchoise, il faut suivre !

Christophe (le suisse) voulait nous accompagner pour faire le tour du Lac Leman. Le problème est que j'avais un doute, je n'avais aucune idée si quelqu'un allait faire ce tour.

Et bien oui, à part Laurent qui voulait visiter Lausanne et se préparer à l'ascension du Grand Saint-Bernard, tout le monde était là, même Daniel sur son vélo. Certains voulaient rouler jusqu'à Evian et faire la traversée du Lac en bateau, d'autres voulaient faire le tour à vélo.

Encore un fois, pour sortir de la ville, c'était un peu compliqué. Il fallait descendre jusqu'au Lac et la première chose que nous faisons était de grimper une route à plus de 15%. Déjà André avait disparu pour chercher un autre chemin.

Mais une fois le Lac atteint, quel spectacle. Les vignes à gauche, le Lac à droite et les montagnes au loin dans la brume. De temps en temps un train qui nous frôlait. Superbe. C'est d'ailleurs la partie Suisse du lac qui est la plus belle.

Nous retrouvons Christophe (le suisse) un peu avant Vevey. Il va nous guider et nous éviter quand c'est possible de rouler sur les grands axes.

Montreux est passé, le Château de Chillon aussi, et nous partons longer le Rhône dans sa partie suisse avant qu'il ne se jette dans le Lac Leman. Stéphane s'arrête. Il a fait 40 kilomètres et fait demi-tour.

Nous continuons sans lui et nous repassons en France à Saint-Gingolph. Renaud a fait un trou dans son pneu. Pneu qui est plus ou moins réparé mais qui va tenir jusqu'au bout.

Le vent est dans le dos, ce qui fait que la progression est assez rapide. Daniel suit sans problème à du 30 km/h. A Evian-Les-Bains, la question se pose : Que fait-on ? Et bien tout le monde continue. Nous sommes partis pour faire les 170 km du tour du Lac.

Après avoir dévalisé une boulangerie, nous passons à Thonon-les-Bains. Mais la route est de plus en plus fréquentée. Je demande à Christophe (le s...) de la quitter. Je voyais sur le GPS que c'était possible. André, lui ne veut rien entendre, il préfère toujours les camions, mais il emmène dans son sillage Daniel. Le pauvre, qu'est-ce qu'il va devenir avec notre ogre kilométrique.

A Yvoire nous nous arrêtons. C'est un village médiéval. Mais nous ne sommes pas les seuls. Il est rempli de touristes et impossible d'aller boire un coup (il fait encore + de 30°).

Après avoir traverser un nuage de moucherons qui collent dans la crème solaire (c'est de la viande et des calories, mais faut quand même pas exagérer), nous nous arrêtons à Messery à la terrasse d'un café pour souffler un peu et se débarrasser de ces mouchettes.

Et Genève est là, avec son Jet d'eau visible de très loin. L'eau monte à 140 mètres de haut et sort de la tuyère à 200 km/h. C'est impressionnant. Après avoir fait quelques photos de nous et du Jet, nous passons dans Genève. Toutes ces banques, toutes ces belles voitures. Je n'ai jamais vu autant de Ferrari, d'Aston Martin, de Porsche, de Bentley, de Maserati, de Mercedes, de Jaguar, etc... que là. Une telle concentration ne doit pas exister dans beaucoup d'autres endroits au monde.

Le bout du Lac en forme de banane est franchi. Maintenant il faut rentrer à Lausanne. C'est un peu la galère. Christophe (le belge) emmène le petit groupe de plus en plus vite, en accélérant toujours dès que ça monte. A ce rythme, Freddy est lâché, je suis lâché. Et il finit enfin par se calmer.

C'est sans doute la moins belle région, le Lac est peu visible et il fait très chaud, le vent est un peu de face. Nous retrouvons André et Daniel toujours vivant mais qui soufflait à l'ombre. Il faut rentrer vaille que vaille avec les dernières forces qui nous restent.

Enfin dernières forces, pas pour tout le monde, Pietro course une moto et monte à 65 km/h sur le plat.

A Lausanne, nous passons devant le bâtiment du Comité Internationale Olympique où nous immortalisons l'événement. Christophe (le suisse) nous guide jusqu'à l'hôtel. Mais ça monte et pas un peu. Daniel a le cœur qui bat la chamade et doit s'arrêter. Du Lac à l'hôtel c'est plus de 100 mètres de dénivelés qu'il faut franchir. Dur, dur...

Un grand merci à Christophe (le suisse) pour sa patiente et pour nous avoir emmener faire un tour du Lac de toute beauté qui restera un des moments forts de ce voyage.

Et le soir, c'est un petit restaurant chinois pour oublier l'italien de la veille. J'avais faim en sortant et le lendemain il fallait attaquer le Saint-Bernard !





Etape 6 : Lausanne - Aoste

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Le profil réel du parcours.


L'étape reine est là. Quelques uns (dont moi) ont mal aux jambes. La journée de repos a laissé des traces. Ca va être une journée difficile et un peu bizarre.

Le Lac est rejoint de façon plus directe que la veille. Nous descendons directement jusqu'au Port d'Ouchy. C'est une longue descente pour y arriver.

Mais Pietro a des fourmis dans les jambes. Il ne faut pas longtemps pour qu'il accélère. Sa garde rapprochée le suit directement. Moi à ce moment je ne peux pas encore accélérer, mes muscles sont encore trop raides pour forcer. Trois groupes se forment, le groupe n°1 Pietro, Renaud et Christophe, le groupe n°2 Freddy, Laurent et moi et le groupe n°3 André et Stéphane.

Laurent a des problèmes avec ses cales de chaussures qu'il faut resserrer.  Il s'était reposé exprès pour cette journée, il s'était acheté un magnifique équipement Assos avec le maillot suisse digne de Fabien Cancellara, et il laisse partir le trio. Mais à ce moment il ne savait pas encore qu'il ne les reverrait plus.

Daniel était parti acheter le ravitaillement et avait rendez-vous à Roche. Mais, c'est alors que tout a foiré. Quand Daniel est arrivé à Roche le TGV Pietro-Renaud-Christophe était passé depuis longtemps. Le groupe n°2 suivait l'itinéraire GPS qui ne passait pas par Roche. Ben, oui, j'avais changé le tracé GPS pour éviter la route principale et longer le Rhône, mais je n'avais pas changé l'itinéraire papier. Petite erreur sans trop d'importance.

Stéphane qui suivait son tracé GPS nous a rejoint le temps que nous GSMions pour savoir ce qu'il fallait faire et avertir Daniel que nous allions le contourner.

Le seul que Daniel a vu, c'est André qui imperturbable continue à aimer les aspirations des camions. Le groupe n°3 avait donc explosé.

Daniel nous rejoint enfin sur la route de Martigny. Nous remplissons nos bidons et faisons un petit ravitaillement. Et c'est là que Laurent blêmit. Il apprend de Daniel que le groupe n° 1 a déjà commencé l'ascension du col. Nous ne reverrons plus Laurent avant le sommet. Il est parti en chasse patate avec son beau maillot rouge. Le groupe n°2 a perdu son pilote.

Et après Martigny et avoir re-raté Daniel, nous commençons Freddy et moi la montée, la longue montée de 40 km et qui va durer pour moi, arrêts compris 3h30. Stéphane n'a pas raté Daniel à Martigny, encore une bizarrerie.

C'est la journée de Daniel. Il fait une croix sur le ravito du groupe n° 1 trop loin, mais fonce dans le col pour alimenter Laurent sans eau. Quand Daniel me voit, il s'arrête brusquement, me coupe un morceau de pain, y fourre un morceau de jambon, me le met dans la bouche, pendant que je remplis mes bidons, suffoquant. Le pit-stop aura duré 48 sec et il est déjà parti. Il fait la même chose avec Freddy. Après avoir ravitaillé Laurent il redescend chez André beaucoup plus bas, en me sortant de mon trip dans un crissement de frein et en hurlant pour me demander si je n'avais besoin de rien. Après, une fois la poussière soulevée par son passage tonitruant retombée, plus rien, plus de Daniel, il sera resté avec ceux qui en avaient le plus besoin.

Mais quel col ! Il fait 35°. Pas de vent. Ca monte, encore et encore. Les tunnels ne m'inspirent  pas  confiance. Il fait trop sombre, je n'ai pas envie de me faire écraser par toutes ces voitures qui passent en fonçant. Ils sont donc franchis à du 20 km/h, le plus vite possible. En plus il y a des travaux avec des feux et des circulations alternées. A vélo, dans une montée, c'est impossible d'y arriver. C'est donc à du 25 km/h que ces bouts de routes sont franchis, avant qu'un camion n'arrive en face de moi. Mais tous ces efforts laissent des traces. La partie dure du col et ses 8-9% est enfin là et débute directement à hauteur du tunnel automobile. Il n'y a plus beaucoup de végétation, les 2000 mètres sont passés. Mais que c'est dur.

Enfin j'arrive au sommet, j'essaye de photographier le panneau indiquant « Col du Grand Saint-Bernard » avec l'altitude, je verrai après que j'ai photographié le calvaire. C'est un signe.

11.jpg
Le calvaire photographié au sommet du Col du Grand Saint-Bernard alors que je voulais photographier le panneau indiquant le sommet avec l'altitude.






Et je retrouve tout tremblotant de fatigue et d'émotion Pietro, Renaud, Christophe et Laurent dans un café et qui attendaient là depuis 1h ? 1h30 ? Laurent n'a pas réussi à rejoindre les autres. Christophe a franchi le premier le sommet suivit à 2 minutes de Renaud et puis Pietro toujours à la traîne quand il s'agit d'escalader des monts.

Mais il fait froid (un froid relatif). Il y a 20° au sommet. Comme Daniel n'arrive pas et que nous n'avons pas nos coupe-vent, il faut attaquer la descente comme ça. Freddy s'achète une cape de pêcheur (au sommet du Col du Grand Saint-Bernard ??? ), qui ne servira que le temps de la descente.

Naturellement Laurent, Pietro, Renaud et Freddy se sont lancés dans la descente à fond. Moi, cela devient une tradition, je fais quelques photos et je réponds au téléphone : Daniel me dit qu'il est au sommet avec Stéphane (félicitations Stéphane !) mais qu'il ne connaît pas le nom de l'hôtel. A ce moment moi non plus. C'est embêtant, encore une petite erreur.

Mais le plus embêtant c'est que je pensais que Christophe était parti avec Pietro et C°. Avec le temps que j'avais mis pour faire les photos et téléphoner tout en restant bloqué à un feux rouge (encore des travaux), je pensais être loin derrière les autres. Et bien non, Christophe avait encore plus traîné que moi. Mais lui, il n'a pas de GPS, pas de carte d'identité, pas de GSM, pas d'argent et il ne connaît pas le nom de l'hôtel. Ce jour-là Christophe cumulait les bêtises (l'altitude peut-être).

J'arrive à l'hôtel sans Christophe et les autres pensaient que j'étais avec lui. Petit moment de flottement. Que faut-il faire ?

Stéphane arrive avec son GPS. Et enfin Daniel guidé par André arrive à l'hôtel aussi.

Et pas de Christophe. Pietro et Renaud partent à sa recherche dans la rue principale. C'est là, sur la place Chanoux, la place principale de la ville que Christophe est retrouvé. Il attendait  depuis un bon moment.

 



9)   La soirée avec la famille de Pietro

 

Enfin, arrive la soirée avec une surprise de taille, Pietro nous invite à partager un somptueux repas  en présence d'une partie de sa famille (ses deux sœurs) habitant le village de Fenice situé à une vingtaine de kilomètre d'Aoste.

Au menu, une excellente préparation de pâtes faites maison, un cochon de lait ainsi que des saucisses aostiennes  le tout cuit à l'aide d'un feu de bois traditionnel, une vraie merveille....

Comme dessert, un tiramisu géant clôturait cet excellent repas qui fut légèrement arrosé et complété d'une Coupe de l'Amitié dont on se souviendra....

Merci à Christina, Maria, leurs maris et leurs enfants qui ont contribué à faire en sorte que cette soirée soit pour nous inoubliable.





10)   C'est déjà fini

En conclusion, c'était une belle aventure, ce genre de voyage par étapes étant ce qui se fait de mieux pour les cyclos. Nous nous sommes bien amusés, nous avons bien soufferts aussi.

Pietro, dont on ne remerciera jamais assez ce qu'il fait pour le club, a mis tout son cœur pour organiser le voyage, réserver les hôtels, prêter sa camionnette et nous faire partager un bon moment avec sa famille.

Daniel est venu au pied levé dans le rôle ingrat, celui du conducteur ravitailleur de la camionnette. Il a fait ça comme un chef. Toujours là où il fallait, et toujours de bonne humeur avec son humour à nous remonter le moral en cas de grosse fatigue.

Stéphane s'est amélioré chaque jour un peu plus sans jamais se plaindre. Il a passé un fameux pallier dans sa carrière de cycliste. Et sa patte a tenu jusqu'au bout.

Renaud, Christophe, Laurent, Freddy et André auront été des compagnons de routes (et de chambre pour Laurent) vraiment supers et toujours joyeux. Un régal de voyager avec eux... Freddy le caméraman s'est trouvé un apprenti cinéaste en la personne de Renaud qui pouvait monter les cols sans les mains.

Tout le monde est arrivé sans bobo et sans trop problème au bout du voyage. Tout le monde a gardé sa bonne humeur, c'était une chouette aventure. Qui sait vers quelle destination nous roulerons l'année prochaine ?






11)   La synthèse d'André

La synthèse du voyage peut se retrouver ici dans les quelques mots d'André :


Qu'il était agréable de retrouver son plumard après une nuit de ripailles (merci Pietro) et une nuit dans le bus (à ne pas dormir, n'est-ce pas Alain?). Que retenir de ce voyage ? Un dénivelé supérieur à celui de L-E-L avec 400 kms en moins (il est complètement fou le mec qui a fait le parcours ....). La découverte de compagnons de club méconnus jusqu'ici vu que je roule peu dans les organisations classiques.

o Daniel : le bon samaritain toujours là où il faut et quand il faut avec ce qu'il faut.

o Stéphane : compagnon de chambrée calme (il n'est pas d'origine suisse pour rien) que j'ai vu progresser au fil des étapes malgré la fatigue, tous les soirs il était, soit mort, soit carbonisé mais il repartait le lendemain pour faire mieux encore.

o Laurent : agréable compagnon que j'ai plus appris à connaître dans le bus de retour que sur la route...vu qu'il était toujours devant!

o Alain : taquineur et taquiné... Mr Garmin qui s'obstine à prendre les parcours en ligne droite sur la carte pour augmenter le dénivelé mais muni de mes cartes j'ai pu en éviter quelques-uns.

o Pietro : Egal à lui-même. Quand il prend le relais le compteur passe automatiquement la barre des 30 - 35. Bravo et merci pour l'accueil par la famille.

o Renaud : Jeune gaillard qui en veut à son vélo (je me demande bien pourquoi). Chaque fois qu'il accélère, il le secoue dans tous les sens ... pauvre vélo! Beaucoup plus cool en dehors du vélo.

o Freddy : l'homme à la caméra qu'il traîne sur ses reins pendant toute l'étape pour que nous puissions garder de bons souvenirs du périple. En montagne, il l'a refilée à Renaud. Maître du calembour et de la plaisanterie, avec un tel compagnon on ne s'ennuie pas.

o Christophe : Athlète racé qui n'est heureux que quand il voit s'approcher une côte dans laquelle il peut donner libre cours à son talent. Aficionado de la grasse matinée. Adepte du poids minimum (pour être encore plus performant ?), un moment égaré en fin de périple.

Le soleil fût de la partie tous les jours et ce ne sont pas les quelques gouttes de pluie à l'arrivée à Besançon qui marqueront la partie météo de ce périple.

Le tour du lac Léman : ne restera pas un souvenir impérissable à cause du trafic sur les routes empruntées (il y eut quand même de bons moments et de beaux paysages).

Personnellement, je m'attendais à un périple plus cool; à l'avenir je me méfierai plus que jamais des itinéraires proposés par Mr Garmin.

 

30/08/2009

Bruxelles - Aoste 2009 : Les photos et les films

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Bruxelles-Aoste 2009 : Les photos

 

Photos de Christophe Van Schepdaele, Daniel Wauters et Alain Darville

Le lien vers le récit


http://aurore-cyclo-voyages.skynetblogs.be/album/bruxelle...

http://aurore-cyclo-voyages.skynetblogs.be/album/bruxelle...

http://aurore-cyclo-voyages.skynetblogs.be/album/bruxelle...



 

Etape 1 : Bruxelles - Sedan


-C'est le départ: De gauche à droite: Freddy, Alain, Philippe, Gaëtan, Charlie, Fabien, Pietro, Benoît, Jos, Christophe, Renaud, Stéphane, André et accroupi Daniel.
-La descente le long du palais royal.
-Boulevard du Souverai, André est en tête.
-C'est la séparation après 40 km.
-Freddy passe son temps à filmer ou comment faire Bxl-Aoste sur une main.



Etape 2 : Sedan - Pont-à-Mousson

-Christophe avec son beau maillot.
-Renaud
-Christophe, Pietro et Fabien en tête.
-Christophe et Stéphane.
-Petit repos bien mérité pour Stéphane.
-Le secret du BRMiste: Pouvoir dormir n'importe où et n'importe quand.
-Alain, Feddy, Pietro, Laurent et Renaud face au vent.
-La traversée de la Moselle à Pont-à-Mousson.




Etape 3 : Pont-à-Mousson - Epinal

-Christophe, Pietro et Alain, 3 anciens de Paris-Brest-Paris.
-Pietro emmène le groupe sur les longues lignes droites.
-Le passage à Saint Nicolas de Port
-Les mirabelles sont excellentes.
-Pause-dîner à Bayon.




Etape 4 : Epinal - Besançon

-Freddy en plein effort.
-Freddy et André.
-Daniel regarde où sera le prochain rendez-vous.




Etape 5 : Besançon - Lausanne

-Panorama de Besançon.
-André et Freddy en finissent avec la côte à 16%.
-André et Christophe au sommet.
-Laurent a crevé dans un des rares trous des routes françaises.
-Pietro et Christophe.
-Le groupe est bloqué par un troupeau de vaches.
-Le passage de la frontière Suisse.
-Le Lac de Neufchatel que personne n'a vu.
-L'état à l'arrivée.




Le Tour du Lac Leman

-Le Lac Leman et les montagnes suisses dans le fond.
-Daniel roule aujourd'hui.
-Pietro mange les raisins des vignes le long du Lac.
-La traversée de Montreux.
-Christophe (le suisse) en vert, est venu avec nous pour nous guider le long du Lac.
-Christophe et son maillot de Milan San-Remo 2009.
-Genève approche avec son Jet d'eau.
-Freddy, Alain, Renaud, Christophe, Pietro et Christophe devant le Jet.
-Devant le Comité International Olympique à Lausanne.
-Daniel souffle dans la longue montée à Lausanne pour rejoindre l'hôtel. 



Etape 6 : Lausanne - Aoste

-La traversée du Rhône.
-Le Rhône.
-La montée du Col du Grand Saint-Bernard commence.
-Le sommet du 
Col du Grand Saint-Bernard.
-Renaud arrive au sommet.
-Renaud.
-Christophe.
-Renaud et Christophe.
-Pietro arrive aussi au sommet.
-Freddy se prépare à la descente.
-C'est au tour d'André d'arriver au sommet.
-Stéphane au sommet.
-André au sommet.
-L'arrivée à Aoste.




Soirée dans avec la famille de Pietro

-Pietro se repose.
-Daniel et Renaud.
-Le cochon est occupé à cuire.
-Partage de la Coupe de l'amitié.





Quelques images d'Aoste

 



Bruxelles-Aoste 2009 : Les films


Etape 5: Besançon - Lausanne: L'arrivée en Suisse







             

Le Tour du Lac Leman

Le long du Rhône, avec sa traversée.






L'arrivée à Genève. Le Jet d'eau est en vue.











La soirée avec la famille de Pietro



Le partage de la Coupe de l'Amitié