31/08/2010

Bruxelles - Barcelona 2010 : Le récit

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Du 11/08 au 22/08/2010: Bruxelles - Barcelona en 10 étapes.

Etaient du voyage comme cyclistes: Pietro, Freddy, Renaud, Christophe, Jean-Louis, Jos et Alain et comme conducteur de la camionnette d'accompagnement: Daniel.

Finalement, ce sont 1684 km pour un dénivelé total de 14030 m qui ont été parcourus en 10 jours. Aucun gros problème n'a empèché la progression, mais quelques petits soucis ont pimenté le parcours. Tout le monde est arrivé en pleine forme.

Ce fut un voyage superbe trop vite passé.

Les kilomètres et les dénivelés sont ceux réellement roulés. Un peu plus élevés que prévu.

 

Le tracé complet du parcours

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Les étapes, les profils et les parcours GPS

 

11/08 Etape 1 : Bruxelles - Compiègne 227 km (1600 m)

Bruxelles - Elingen - Pepingen - Heikruis - Hoves - Nimy - Mons - Ciply - Bavay - France - Englefontaine - Forest-en-Cambrésis - Le Cateau-Cambrésis - Bohain-en-Vermandois - Fresnoy-le-Grand - Saint-Quentin - Ham - Noyon - Montmacq - Le Plessis-Brion - Compiègne

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 Le parcours: http://www.routeyou.com/route/view/181940/cycling-route-b...

 

 

12/08 Etape 2 : Compiègne - Chartres 187 km (1200 m)

Compiègne - Senlis - Chantilly - Persan - Pontoise - Conflans-Sainte-Honorine - Saint Germaine en Laye - Bougival - Le Chesnay - Versailles - Voisins-le-Bretonneux - Dampierre-en-Yvelines - Orphin - Ecrosnes - Gallardon - Chartres

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 Le parcours: http://www.routeyou.com/route/view/181979/randonnee-a-vel...

 

 

13/08 Etape 3: Chartres - Issoudun 208 km (900 m)

Chartres - Dammarie - Cormainville - Patay - Ormes - Saint-Jean-de-la-Ruelle - Orléans - Saint-Privé-Saint-Mesmin - Saint-Hilaire-Saint-Mesmin - Ligny-le-Ribault - Villeny - Neug-sur-Beuvron - Marcilly-en-Gault - Châtres-sur-Cher - Genouilly - Paudy - Issoudun

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 Le parcours: http://www.routeyou.com/route/view/185053/cycling-route-b...

 

 

14/08 Etape 4: Issoudun - Guéret 99 km (900 m)

Issoudun - Saint-Août - Saint-Chartier - La Châtre - Genouillac - Juillac - Glénic - Guéret

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 Le parcours: http://www.routeyou.com/route/view/183474/randonnee-a-vel...

 

 

15/08 Etape 5: Guéret - Brive la Gaillarde 157 km (1750 m)

Guéret - Sardent - l'Air du Temps - Soubrebost - Royère-de-Vassivière - Faux-la-Montagne - Villeneuve - Treignac - Seilhac - Brive-la-Gaillarde

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 Le parcours: http://www.routeyou.com/route/view/183603/randonnee-a-vel...

 

 

16/08 Etape 6: Brive la Gaillarde - Montauban 175 km (2000 m)

Brive-la-Gaillarde - Larche - Aillac - Saint-Aubin-de-Nabirat - Degagnac - Catus - Cahors - Labastide-Mamhac - Castelnau-Montratier - Montauban

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 Le parcours: http://www.routeyou.com/route/view/184237/randonnee-a-vel...

 

 

17/08 Etape 7: Montauban - Foix 156 km (1000 m)

Montauban - Saint-Sulpice - La Planette - Lavaur ( ! Cathédrale Saint-Alain) - Lacougotte-Cadoul - Villefranche-de-Lauragais - Gardouch - Villeneuve-du-Paréage - Varilhes - Foix

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 Le parcours: http://www.routeyou.com/route/view/184266/randonnee-a-vel...

 

 

18/08 Etape 8: Foix - Perpignan 151 km (1380 m)

Foix - Rappy - Lavenet - Belestat - Espezel - Lavagnac - Caudiès-de-Fenouillèdes - Saint-Paul-de-Fenouillet - Pezilla-la-Rivière - Le Soler - Perpignan

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 Le parcours : http://www.routeyou.com/route/view/184709/cycling-route-b...

 

 

19/08 Etape 9: Perpignan - Gérone (Espagne) 151 km (1350 m)

Perpignan - Corneilla-Del-Vercol - Argeles-Plage - Collioure - Port-Vendres - Banyuls-sur-Mer - Cerbère - Espagne - Riera Rambla de Catalunya - Vilajuïga - Castello d'Empuries - Riumors - Valdavia - Colomers - Sant Jordi Desvalls - Gérone

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 Le parcours: http://www.routeyou.com/route/view/184725/cycling-route-b...

 

 

20/08 Etape 10: Gérone - Barcelone 172 km (1950 m)

Gérone - Anglès - Sant Hilari Sacalm - Viladrau - Mas Vidal - Seva - Els Hostalets de Balenya - Sant Feliu de Codines - Palau-Solita I Plegamans - Santa Perpuèta de Mogoda - La llagosta - Montcada - Barcelone

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Le parcours: http://www.routeyou.com/route/view/186009/ruta-en-bici-bx...

 

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Le récit de Bruxelles - Barcelona 2010


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 Non ce n'est pas une chorale devant l'Atomium, c'est Freddy qui filme et..


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... Le groupe de Bruxelles-Barcelone 2010 au grand complet: Freddy, Alain, Christophe, Daniel, Renaud, Pietro, Jos et Jean-Louis. L'intrus est Patrice (entre Renaud et Pietro) qui est venu nous encourager

 

Par Alain Darville, revu et amélioré par Pietro Sirigu

Après nos périples Bruxelles - Nice en 2008 et Bruxelles- Aosta (Italie) en 2009 que pouvions-nous encore faire ?

Plus mégalomane que jamais, nous avions inscrits  Bruxelles – Barcelona (en Espagne) à notre programme. Encore plus loin et plus longtemps, soit 10 jours de vélo et plus de 1.600 kilomètres à faire en passant par les étapes suivantes Compiègne, Chartres, Issoudun, Guéret, Brive-la-Gaillarde, Montauban, Foix, Perpignan, Girona et enfin Barcelona.

Cette année nous avons un loué un minibus, capable de transporter 9 cyclos, leurs bagages et leurs vélos. C’est pas mal, il faut juste pouvoir le conduire, vu son gabarit impressionnant. Mais Daniel et Pietro sont des habitués de ce type de bahut.

C’est donc un fameux trajet qui sera fait grâce au GPS, plus de 1.600 km sont prévus via les petites routes belges, françaises et espagnoles (depuis que nous faisons ce genre de voyage, notre but  à toujours été d’éviter au maximum les grands axes et surtout la circulation ). Daniel est équipé d’un roadbook, ce qui lui permettra de nous retrouver « facilement ».

Comme prévu, nous sommes huit au départ. Sept cyclos, Pietro, Freddy, Jean-Louis, Christophe, Jos, Renaud et moi et le conducteur du minibus,  notre dévoué Daniel.

 

1ère étape : Mercredi 11/08 : Bruxelles – Compiègne : Où est Renaud ?

Après de longs mois de gestation,  le départ de Bruxelles – Barcelona est enfin arrivé.

La météo n’est pas des plus engageante pour notre départ, il fait maussade, et des risques de pluies sont prévus. Un pré départ ou plutôt un RDV est donné chez Pietro. Déjà Christophe a un pneu plat, qu’il faut changer, ensuite c’est au tour de Jos a mal mis sa chambre à air. Sa pipette se détache et il faut aussi réparer. Comme Jean-Louis nous attendait à l’Atomium, il passera son temps et ses nerfs à faire des tours du monument ……. patience, nous arrivons !

Le temps de faire quelques photos (sous un ciel gris et chargé, ça nous …..change), nous sommes partis. Patrice nous accompagne sur quelques kilomètres. Comme cette première étape fera 227 kilomètres, il n’y a pas de chipotage sur le trajet, c’est la ligne la plus directe en passant par Enghien, Mons, Bavay, le Cateau-Cambrésis, Saint-Quentin, Noyon et enfin Compiègne.

En sortant de Bruxelles, la pluie se met a tomber. Ca promet ! En plus avec la pluie, la buée se fixe sur les lunettes et le GPS devient illisible. Si ça continue, cette première étape va se transformer en galère.

Il ne faut pas longtemps, à peine 30 kilomètres pour que nous perdions Renaud et pour que la pluie s’arrête. Ou plutôt, que Renaud ne nous perde. Un peu après Pepingen, Renaud doit faire une pause pipi. L’info passe mal et le groupe continue sans s’apercevoir que Renaud est manquant. Le temps de s’arrêter et Renaud a pris un virage à gauche, alors qu’il fallait tourner à droite. Comme Renaud pense qu’il est derrière nous, il nous prend en chasse, alors que nous sommes à l’arrêt à l’attendre sur une autre route. Dans son malheur, Renaud a de la chance, Daniel l’a suivi avec la camionnette. Heureusement, le GSM existe, et ils finissent par nous attendre quelque part près d’Enghien, mais comme nous roulons sur une route parallèle nous les dépassons sans les rencontrer. Comme ce chassé-croisé nous a fait perdre beaucoup de temps, nous continuons, et Renaud monte dans la camionnette. C’est seulement à Bavay que nous récupérons Renaud qui aura profité du camion balai pendant 80 kilomètres.

La route est assez éprouvante, rien n’est plat, c’est une longue succession infinie de bosses plus ou moins longues et pentues. Cette étape à coup sur va déjà laisser des traces. Jos arrête après 180 km et monte dans la camionnette. Il est 18 heures quand nous arrivons à Compiègne avec déjà quelques tendances des hommes forts a accélérer le rythme dans le  final. Jean-Louis fera tout au long des 1600 km un travail formidable en tête du groupe,  n’hésitant jamais à prendre le vent pour aider ses copains de routes.

 

2ème étape : Jeudi 12/08 : Compiègne – Chartres : Le contournement de Paris.

La banlieue de Paris. Cette étape ne m’inspirait pas grand-chose sur papier, je pensais que nous roulerions sur une succession de boulevards ou de quartiers un peu délaissés de Paris. Le but était de ne pas traverser Paris et sa circulation qui nous aurait fait perdre beaucoup de temps, et qui surtout, aurait été périlleux pour un petit groupe de cyclos. Et bien non, finalement, je n’avais pas bien regardé les villes traversées, c’est en fait une étape qui m’a agréablement surpris. Il y a plein de choses à voir autours de Paris.

Le départ se fait sur les chapeaux de roues. Pietro, Christophe, Renaud et Jean-Louis sont partis, nous laissant Jos, Freddy et moi continuer à trois. Mais ils finissent par nous attendre et nous continuons sur un rythme beaucoup plus calme. Des villes aux noms célèbres sont traversées : Senlis, Chantilly, Pontoise, Cergy, Saint-Germain-En-Laye, Versailles, Guyancourt, Rambouillet et enfin Chartres. Superbes que tout cela.

Le premier choc sera Chantilly, et son magnifique château. Le panorama est grandiose. Le Château de Chantilly se situe dans un site remarquable de la vallée de la Nonette, affluent de l'Oise. À l'exception du « Petit Château », construit au XVIe siècle par Jean Bullant, le château actuel est une reconstruction du XIXe siècle sur des plans de l'architecte Honoré Daumet pour le dernier fils du roi Louis-Philippe Ier, Henri d'Orléans, duc d'Aumale héritier du domaine, qui y installa ses collections de peintures, de dessins et de livres anciens.

Ensuite, nous arrivons sur l’Oise, mais le pont pour la traverser est fermé. Ca commence bien, c’est un premier détour de quelques kilomètres qui nous attend. Jean-Louis n’arrête pas de vouloir aller à gauche, puisque c’est ce qu’indique son GPS, alors que moi, je cherche une route pour aller à droite, mais je tiens bon, nous irons à droite. Nous devons rouler quelques kilomètres sur une départementale assez fréquentée avant de pouvoir récupérer des routes plus tranquilles le long de l’Oise.

A Pontoise nous retrouvons Daniel et c’est le temps de la pause de midi.

Ensuite, à Conflans-Sainte-Honorine, nous traversons pour la première fois la Senne pour atteindre la forêt de Saint-Germain qui est alors traversée. Un panneau indique que des trous sont en formations sur la route. C’est intéressant à savoir, mais Jos malgré l’avertissement tombe dans un piège et crève un pneu. Un peu plus loin, un peu surréaliste, au milieu de nulle part, une fête foraine apparaît, avec une panoplie d’attractions à faire pâlir notre foire du Midi et cela sur des centaines de mètres. La foire est ouverte mais à part nous, il n’y a pas grand monde. Comme quoi les français ont aussi leurs bizarreries.

Saint-Germain-en –Laye est atteint. Avec aussi son château. Le Château de Saint-Germain-en-Laye, appelé aussi « Château -Vieux » par opposition au « Château-Neuf » aujourd'hui disparu, est une ancienne résidence des rois de France. Il a été le lieu de signature de nombreux traités de paix et d'édits royaux. Situé dans le centre de Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines, il est aujourd'hui consacré au Musée d'archéologie nationale.

Mais c’est aussi l’endroit où admirer un très beau panorama sur Paris et le Quartier d’Affaires de la Défense. La Tour Eiffel est aussi visible au loin.

La Senne est traversée une 2ème fois, et puis une 3ème fois, avant d’attaquer la longue montée vers Versailles et son magnifique Château. Le Château de Versailles fut la résidence des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Résidence royale, ce monument compte parmi les plus remarquables de France et du monde tant par sa beauté que par les événements dont il fut le théâtre. Au Château de Versailles clinquant derrière toutes ses dorures, nous sommes vite éjectés, nous et nos vélos, par un service d’ordre pas très amical. Mais nous avons quand même réussi à faire quelques photos, perdus au milieu de la masse de touristes.

Ensuite, c’est Guyancourt et Voisins-le-Bretonneux qui sont traversés. Pas de quoi fouetter un chat, mais c’est dans ce coin qu’est donné tous les quatre ans le départ de Paris-Brest-Paris, ce qui ranime en nous des souvenirs.

Mais ce n’est pas fini, il reste encore une très longue route à faire pour arriver à Chartres. Jos arrête dans la Forêt de Rambouillet. Le rythme s’accélère ensuite. La journée a été longue, les quatre forts finissent par se détacher. Comme Jean-Louis a aussi son GPS ils y vont gaiement. Freddy est détaché et moi encore plus, ce qui fait que Freddy ne prend pas le bon chemin. Le temps de le rattraper, après un petit détour, nous devons rouler sur une nationale au milieu des camions en direction de Chartres. Enfin les 187 kilomètres sont accomplis, il est 17h30.

 

3ème étape : Vendredi 13/08 : Chartres - Issoudun : La tournée des Cathédrales

Comme nous sommes à Chartres, nous devons passer par sa Cathédrale. La Cathédrale Notre-Dame de Chartres est le monument emblématique de la préfecture du département d'Eure-et-Loir. Elle est considérée comme la cathédrale gothique la plus représentative, la plus complète ainsi que la mieux conservée. L'actuelle cathédrale, de style gothique dit "lancéolé", a été construite au début du XIIIe siècle, pour la majeure partie en trente ans, sur les ruines d'une précédente cathédrale romane, détruite lors d'un incendie en 1194.

Nous y arrivons par de petites routes dans la ville avec quelques grimpettes assez coriaces. Mais il est encore un peu tôt, elle est fermée, et nous ne pouvons que contempler l’extérieur. Elle est majestueuse.

C’est une étape assez plate, avec vent arrière, ce qui fait qu’elle sera roulée à du 30 km/h de moyenne, la traversée d’Orléans comprise. C’est la région où se trouve le grenier à blé de la France, des champs à n’en plus finir, et un paysage assez monotone.

Orléans est en vue. Direction la Cathédrale. La Cathédrale Sainte-Croix est une cathédrale de type gothique dans le département français du Loiret. C’est la cathédrale du diocèse d'Orléans. Elle est dédicacée à la Sainte Croix, et est classée monument historique.

Mais Orléans est en travaux, beaucoup de rues sont en chantier, en vue d’y implanter une ligne de tramway. Il faut un peu tournicoter pour y arriver. Mais ça vaut la peine et là nous pouvons rentrer à l’intérieur. Les vitraux sont superbes.

Jean-Louis est aux anges, il voit son premier tram. Le tram d’Orléans. Une séance photos s’impose. La Loire est traversée et nous sommes repartis par les petits chemins vers Issoudun.

Freddy et Jos arrêtent au km 165, me laissant seul avec les f…, les forts. Il ne faut pas longtemps pour que le rythme augmente sensiblement. A 20 km du but, je suis lâché. Et c’est alors que Daniel arrive, se met devant moi pour me faire profiter de l’aspiration de la camionnette. C’est une course poursuite à du 40-50 km/h qui s’engage. Mais rien à faire, ils vont trop vite, et j’arrive la langue pendante au sol à Issoudun, un peu après eux. Daniel me suit car il ne sait pas où est l’hôtel. Encore 208 km d’accompli, il est 17h.


4ème étape : Samedi 14/08 : Issoudun - Guéret : La journée de repos … et Pietro qui fête ses 50 ans.

C’est une étape de transition, assez courte : 99 km. Cela nous  permet de nous refaire une santé. Sauf que c’est un long faux plat, qui nous fera passer de l’altitude de 140 m à près de 500 m. Naturellement dès que ça monte, les f…, les fauves sont lâchés, Christophe et Renaud en tête.. Mais ils attendent de temps en temps.

Cela aurait été une étape sans grand intérêt, s’il n’y avait eu George Sand. Sand fait partie des écrivains préférés de Pietro et il ne tient plus à l’envie de visiter le domaine où vécu celle-ci. Un peu avant La Châtre, le village de Nohant doit sa réputation à George Sand.

Elle y passa son enfance, dans la maison familiale. Adulte, elle y séjourna fréquemment y invitant ses contemporains, Liszt, Balzac, Chopin, Flaubert ou Delacroix. Elle y mourut en 1876 et repose dans le petit cimetière familial, à l’ombre d’un if centenaire, image romantique s’il en ait. La demeure est devenue un musée consacré à l’écrivain... Le château est tel qu’elle l’a connu, imprégné de l’esprit romanesque de l’auteur de « La Mare au Diable ».

L’arrêt est obligatoire, et nous visitons le domaine. C’est beau, bucolique et paisible.

L’arrivée à Guéret se fait sous la pluie et le froid, mais nous finissons enfin l’étape tous ensemble. Daniel, en bagarre avec son GPS s’est perdu et ne trouve pas l’hôtel. Le soir un cours de maniement du GPS va s’imposer, pour que Daniel ne se trompe plus jamais.

Comme nous sommes arrivés tôt, nous allons visiter Guéret et faire la tournée des cafés préambule à la fête de ce soir.

Ce  sera vite expédié, puisqu’il n’y en qu’un d’ouvert : un pub irlandais où nous buvons des bières irlandaises, tchèques, écossaises et belges. Notre promenade nous permet de déjà  apercevoir la côte de départ pour le lendemain…

Le soir au resto ……ce sera la fête ……mais pas trop car nous devons être en forme pour l’étape suivante. Nous fêtons les 50 ans de Pietro à coup de Champagne accompagné d’un joli petit gâteau. Malgré son demi-siècle Pietro n’a jamais été aussi fort, faisant ce qu’il voulait quand il voulait avec son vélo !

 

 

5ème étape : Dimanche 15/08 : Guéret – Brive-La-Gaillarde : La région de Raymond Poulidor

Le départ se fait dans le froid (12°c) et le brouillard. Ca monte toujours, cette fois nous dépassons les 700 m d’altitude. Plus ça monte, plus les paysages deviennent intéressants, mais c’est une région assez désertique question habitants. C’est la région de Raymond Poulidor puisque nous sommes dans le département de la Creuse. Nous arrivons au Lac de Vassivière où nous empruntons quelques kilomètres du Circuit Raymond Poulidor.

Jos commence à avoir des problèmes pour suivre, et Daniel a disparu avec la camionnette. C’est une région qu’il connaît bien et il semble parti en visite. Nous le retrouvons à La Barge.

Depuis longtemps déjà Renaud ne passe plus inaperçu sur son vélo. Non pas que son look soit extravagant, mais son vélo est au bout du rouleau. Tout fait du bruit. Tous les rayons de sa roue arrière sont détendus. Depuis quelques jours déjà, un rayon s’est fait la malle. Le pédalier se caractérise par un cliquetis persistant et énervant, surtout quand ce cliquetis venant de l’arrière remonte tout le groupe en pleine côte avec Renaud filmant sans tenir le guidon des mains alors que certains sont prêts à exploser. Vive la jeunesse…

Dans la descente vers le Lac de Bariousses, qui se fait à une allure soutenue, nous perdons Pietro, Jos et Freddy. Un automobiliste s’arrête et nous signale trois cyclos à l’arrêt bien plus haut dans la côte, et qu’il faudra sûrement du temps avant que nous les revoyons. Un problème, je veux bien, mais du temps à attendre, avec Pietro, ce n’est pas possible. En fait, Pietro a cassé un rayon et la jante frotte le frein. Ce n’est pas un obstacle, une réparation d’urgence est faite, et le rayon est remplacé.

La route est trempée, il vient de pleuvoir à seaux et nous sommes juste derrière le nuage. Il ne reste plus qu’à espérer qu’il ne nous rattrape pas, ou que nous, nous ne le rattrapions pas. Ce jour-là, nous avons eu de la chance.

Encore une petite crevaison de Freddy à gérer sous une petite pluie, et le panneau indicateur de Brive-La-Gaillarde est en vue. Il n’est faut pas plus pour que les f…, les furieux accélèrent. J’essaye un peu de les suivre, mais rien à faire, dès qu’une côte est là, je suis lâché. Je me résous à faire le reste en solitaire, jusqu’à l’entrée de Brive où j’attends Freddy et Jos, pour les guider vers l’hôtel. Il faut encore traverser tout Brive et rouler quelques kilomètres vers l’aéroport. Mon cours de GPS accéléré a porté ses fruits, Daniel ne s’est plus trompé. Encore 157 km de faits.

 

6ème étape : Lundi 16/08 : Brive-La-Gaillarde - Montauban : L’étape épouvantail.

Sur le papier, c’est certainement l’étape la plus dure. 174 km et 2000 m de dénivelé. Mais ce sera la plus belle aussi. Après un petit échauffement le long de la Vézère nous attaquons les premiers pourcentages élevés (10-12%) pour arriver à Chavagnac. C’est le pays du foie gras et des villages dont les noms se termine en « ac ».

Un petit arrêt à Prats-de-Carlux dans la Dordogne nous fait découvrir l’architecture locale avec toutes les maisons construites en pierre de taille jaune.

Quand le foie gras n’est pas encore gras et qu’il est toujours vivant, ce sont des oies dont on fait l’élevage. Une petite visite à ces volatiles s’imposait, ce que nous avons fait.

Daniel nous attendait à Aillac juste avant de traverser la Dordogne. Le vélo de Freddy commence lui aussi à faire du bruit. Mais c’est un bruit dont la source n’est, au début, pas facilement identifiable. Pietro et Freddy échangent leurs roues avant, pour voir si le problème ne vient pas de là. Un peu plus loin nous arrivons à Groléjac. Un moulin à huile nous y attend. Le Moulin à huile de noix situé à la Mouline est un ancien moulin à eau (17ème siècle) sur la Germaine. Nous y faisons une petite dégustation. Pas mal.

Mais les problèmes de Freddy s’empirent. Son vélo fait de plus en plus de bruit, cela commence à ressembler au bruit que ferait une batterie de casseroles tirée par les vélos d’un couple de jeunes mariés. Finalement le mal est détecté. Le corps de roue libre (body) de la roue arrière et le roulement à billes est à sec. A Catus, Pietro fait une démonstration de ses talents de mécano en démontant la roue arrière, en huilant les pièces mobiles et en remontant le tout en quelques minutes. La roue tourne beaucoup mieux et ne fait plus de bruit. Avec tout ça la route est encore longue et l’horloge tourne aussi. Il est 14h et nous avons à peine dépassé la mi-étape. Freddy arrête de rouler et rejoint Jos et Daniel.

L’arrivée sur Cahors se fait à pleine vitesse, tellement vite que les habituels s’échappent et prennent la mauvaise route. Encore une fois il faut que je les suive de loin (ils m’énervent, je dois les suivre alors que je sais que ce n’est pas la bonne route…). De toutes façons, ils sont bloqués puisque la nationale est interdite aux vélos. Demi-tour en catastrophe sur une nationale pleine de voitures (il faut aimer vivre dangereusement) et direction Cahors. Daniel avec le minibus doit continuer, nous le retrouverons plus loin.

Cahors est une très belle ville, c’est un lieu très touristique mais elle est passée un peu vite. Nous traversons Le Lot et nous devons remonter. J’essaye de profiter des paysages qui sont superbes. Castelnau-Montratier vaut le détour avec ses moulins à vent et son église de Russac (datant du 11ème  siècle).

Au début, ils sont calmes mais tout doucement, le même cinéma recommence. De plus en plus vite… A Molières, c’est fini, je me résous à rentrer seul vers Montauban. J’y vais à mon aise, l’Aveyron est traversé, et c’est l’arrivée à Montauban. Comme l’hôtel est encore loin, il faut traverser la ville et longer le Tarn sur quelques kilomètres. Et à l’hôtel, il n’y a personne. Pas de camionnette et pas de cyclos. Où sont-ils ? J’attends quelques minutes. Finalement, ils arrivent avec huit kilomètres en plus dans les jambes, une erreur de navigation les a entraînés à faire un petit détour. Petit moment de jubilation intense J.

 

7ème étape : Mardi 17/08 : Montauban - Foix : Les Pyrénées sont en vue.

Entre Montauban et Foix, il y a Toulouse. Est-ce que ça vaut la peine d’y aller, alors qu’avec un petit détour, on peut aller à Lavaur ? Lavaur est mondialement connue pour sa cathédrale J. La Cathédrale Saint-Alain. La cathédrale a été construite entre 1255 et 1300. L'édifice abrite un orgue Cavaillé-Coll, un buffet polychrome du XVIe siècle et une table d'autel romane. Un Jacquemart y sonne les heures du haut de la tour. Je ne pouvais pas la rater. Comme pour y aller c’est plat, ça va de nouveau très vite. Pietro est parti avec Renaud et moi. Jean-Louis, Christophe, Freddy et Jos forment le 2ème groupe. Pour une fois, ça change. Lavaur est atteinte à plus de 30 km/h de moyenne et sept minutes plus tard arrivent nos poursuivants. Nous visitons bien sur la cathédrale et les environs.

Nous repartons et maintenant, c’est la longue montée vers Foix et les contreforts des Pyrénées dont les montagnes sont visibles 100 kilomètres avant d’y arriver. La route est agréable, les paysages sont beaux, pas de circulation, ça monte plus que ça ne descend, il commence à faire chaud et tout le monde roule ensemble. Une troupe de paras en tenue de combat et complètement grimé est croisée. Ils avaient l’air heureux de leur promenade, des grognements répondaient aux bonjours appuyés de Pietro et Freddy. Ils souffraient, nous aussi J.

Pour une fois, tout le monde arrive à destination en même temps. Encore 156 km et 1000 m de dénivelés qui s’ajoutent aux autres. Foix que nous allons visiter le soir et où nous mangerons italien dans une petite ruelle piétonnière et touristique.

 

8ème étape : Mercredi 18/08 : Foix - Perpignan : Les premiers cols.

Le départ est un peu chahuté. La route qu’indique le GPS n’existe pas. C’est embêtant. Il va falloir improviser une nouvelle route et donc faire un petit détour. Les kilomètres supplémentaires commencent à s’ajouter joyeusement.

Mais ça en vaut la peine. C’est notre premier petit col. Nous montons à plus de 800 mètres, chacun à son rythme et nous retrouvons le parcours à Lavelanet. Les nuages menaçants du matin ont laissé place au soleil. Ensuite direction Bélesta, et le gros col du jour est là. Les pentes sont à 8% et vont monter à 898 m. C’est le Col de la Croix des Morts. On espère juste que ce n’est pas prémonitoire. Après ça, le col ne descend pas mais monte encore à 908 m jusque Roquefeuil où Daniel nous attend pour dîner et où Jos arrête.

Après Espezel, c’est une grosse descente en lacets, mais avec beaucoup de graviers sur la route. Et puis c’est la vallée du Rébenty. En passant par Joucou et Marsa, c’est une longue descente de 20 km. Superbe, avec ses rochers encaissés. La roue arrière de Freddy vient troubler la tranquillité des lieux en recommençant son bruit de batterie de cuisine. Il doit se résoudre à changer de roue. A Saint-Paul-de-Fenouillet nous faisons une pause après avoir continué la descente vers Perpignan à du 40 km/h. Il reste un petit col à faire. Pour y aller il faut tourner dans une toute petite rue à Estagel et remonter un col assez désertique, le Col de la Dona, qui monte quand même à 200 mètres et où la route est particulièrement rugueuse. Même Daniel y est passé avec la camionnette en lui faisant faire un peu de gymnastique.

Pour aller à l’hôtel de Perpignan, le GPS me fait encore passé par une rue qui a disparu (il va falloir mettre la cartographie à jour !).  Jean-Louis peut se fier à son GPS qui nous guide tout droit à l’hôtel. C’est un nouveau détour qui doit être fait et c’est après 152 km et 1380 m de dénivelé que nous y sommes.

Le soir à Perpignan nous dégotons une spaghetteria italienne Chez Aldo, où Pietro et Freddy demandent un plat de pâtes XXL en entrée et en plat consistant sous les yeux médusés du serveur qui se demande toujours comment ils ont réussi à manger tout ça. Les autres ont été un peu plus modestes mais les plats XXL sont quand même partis comme des petits pains. Et ils étaient vraiment XXL. Burps…

 

9ème étape : Jeudi 19/08 : Perpignan - Girona : L’entrée en Espagne.

Pour arriver en Espagne, nous allons longer la Méditerranée. Jos voulait tout le temps que nous passion par Le Boulou. Ben non, en « bou » nous aurons bien Portbou mais pas Le Boulou. Le Boulou est la dernière ville avant l’Espagne lorsqu’on prend l’autoroute, mais ce n’est pas notre cas, nous c’est direction La Méditerranée, toute bleue, toute calme. Et ce ne sera pas du tout plat puisqu’il nous faut prendre la route qui suit le relief de la côte et qui passe par toutes les baies du rivage. Nous allons passer par Argeles-sur-Mer, Collioure, Port-Vendres (où Freddy crève un pneu), Banyuls-sur-Mer et Cerbère en France. C’est joli et il y a beaucoup de circulation, mais ce n’est pas trop gênant, quand les voitures sont bloquées, nous les dépassons par la gauche. Nous ne perdons ainsi pas de temps.

Et puis c’est l’Espagne et son poste de frontière abandonné. Du haut, nous voyons la gare de chemin de fer terminale de Cerbère qui ressemble ainsi à des maquettes à l’échelle 1/87.

Directement, les routes espagnoles nous posent des problèmes. Elles ne sont visiblement pas du tout pensées pour la pratique du vélo. Les voitures ont l’air de rouler plus vite. C’est une sensation un peu étrange. Nous passons à Portbou, à Colera, Port de Llançà et comme ça monte, Christophe et Renaud sont partis, suivis de Jean-Louis, et naturellement dans la descente, il faut tourner à gauche, mais eux, ils continuent tout droit. Pour une fois qu’il faut aller à gauche, je suppose que le GPS de Jean-Louis lui a dit d’aller à droite. Même Jos s’y met en fonçant droit devant lui. Ils m’é… C’est embêtant parce qu’en faisant cela, nous faisons d’abord un détour et ensuite, comme c’est une nationale, nous faisons connaissance avec les routes espagnoles extrêmement dangereuse, où les gens roulent n’importe comment en frôlant les vélos tel les toreros dans les corridas. Encore 6 km de plus au compteur.

A Castelló D’Empúries, nous nous arrêtons dans un bistro (Le caberdouche du coin) pour manger. Il faut se partager le peu qu’il y a à manger, un peu de pain, un peu de salade et un peu de tortilla. Et puis c’est la galère. En plus de faire des routes dangereuses, les espagnols sont occupés à tout changer. C’est une vraie frénésie du changement, c’est comme si la région était restée en hibernation chaude et prolongée et que tout d’un coup ils voulaient tout modifier. Faire de nouvelles routes, supprimer celles qui existaient. Et avec ça, je dois m’y retrouver pour trouver un bon chemin. Détours,  détours. Je m’aperçois aussi que la cartographie des villages dans mon GPS n’est pas faite, et pourtant c’est le réseau européen qui s’y trouve. Je me suis fait avoir… Il faut même marcher quelques mètres  et escalader le parapet pour passer d’une route à l’autre. A Torroella de Fluvià la route est barrée. Et c’est reparti pour des kilomètres pour arriver à Vilopriu.  Mais la route devient enfin agréable et calme. Nous finissons par arriver à Girona via la voie rapide. Ben oui, en Espagne, les vélos peuvent rouler sur ce genre de route (qui sont quand même, dans ce cas, limitée en vitesse). Il faut rouler sur la bande des pneus crevés et foncer pour passer les sorties et les entrées sans se faire harponner. Finalement les 151 km et les 1350 m de dénivelés ont été faits sans « trop » de problème.

L’hôtel est pour une fois en plein centre ville, et c’est un peu de la haute voltige pour y arriver dans des rues où on ne peut jamais tourner à gauche gauche (c’est Jean-Louis qui devient fou). Mais Girona n’a pas l’air mal du tout comme ville. Le soir nous allons nous promener dans la vielle ville qui vaut le détour.

 

10ème étape : Vendredi 20/08 : Girona - Barcelona : Ca y est, Barcelona est là.

A l’origine, cette étape devait faire 95 km, en longeant la voie rapide. Résultat : elle en a fait 172 km en allant par la montagne. Pas mal, je suis content de moi… J…

Jos rien qu’en pensant à son entrée en Espagne (et au « Boulouuuu ») était déchaîné. Tellement déchaîné qu’en fin d’étape, la veille, il a cassé le câble de son dérailleur avant. Mais comme Jos ne fait que les ascensions et qu’il fait les descentes dans la camionnette, ce n’est pas trop pénalisant. Son dérailleur est bloqué sur le petit plateau via un bout de bois.

Donc, en partant de Girona (+- 150 m), nous allons monter à 1002 m d’altitude, en suivant les cours d’eau El Ter et Riera D’Osor. Nous allons faire la tournée des villes d’eaux des environs de  Barcelone : Sacalm, Viladrau, … A Saint Hilari Sacalm, encore une fois les express ont raté la bifurcation. Il faut redescendre pour mieux remonter. Une route à 18% est empruntée (il y avait moins pentu mais c’est Jos qui a décidé). Direction Viladrau et Seva. Route au cours de laquelle nous atteindrons le point culminant de notre parcours.

A Seva, Daniel est là, et nous dînons sur la place de la petite ville. Jos décide d’arrêté comme prévu et fera le reste avec Daniel.

Et puis encore une fois tout ce complique. D’abord une route qui n’existe pas, ensuite à Tona, c’est une autoroute qui elle est interdite aux vélos. Donc, pas le choix, il faut repasser par la montagne, refaire un col, remonter à 800 m. Direction Collsuspina et Moià. Tout cela est joli, mais après 10 jours de routes, cela devient de plus en plus pesant à faire. Comme Pietro, Renaud et Jean-Louis sont infatigables, ils finissent par partir, laissant Freddy avec sa caméra en plan en train de filmer les vaches et leurs mouches, et me laissant avec Christophe qui finalement sera le plus malin. Ce qui devait arriver, arriva, suivant la flèche Barcelona, les quatre devant sont partis sur la voie rapide. Christophe et moi, nous prenons les petites routes tranquilles pour une fois qu’il y en a. Daniel et Jos sont là, à nous attendre pour un dernier ravito et quand nous arrivons, je suis étonné qu’ils n’aient pas vu les autres. Le bordel recommence. Après quelques coups de GSM, la situation est la suivante : Pietro, Renaud et Jean-Louis sont sur la voie rapide quelque part, Freddy est perdu ailleurs, Christophe est avec moi et Jos est avec Daniel. Tout va bien. Ils m’e…

Nous continuons donc, Christophe et moi, tranquillement en donnant rendez-vous avec les survivants de l’autoroute à la Sagrada Família de Barcelona.

A la Sagrada Familia, il n’y a personne. Enfin personne, je veux dire pas de cyclos. Question touristes, le quota est largement dépassé. Que de monde… Nous attendons, encore et encore, nous faisons le tour, rien. Je décide finalement de continuer à l’aise et d’aller voir la Casa De Les Punxes et ensuite la Casa Milà. Et puis, miracle, Freddy m’appelle. Ils sont tous à la Sagrada Família. Nous les retrouvons là, attablé à la terrasse d’un café.

Par hasard, Freddy a été retrouvé sur la voie rapide  par les autres. Ensuite ils ont erré dans Barcelone à la recherche de cette Sagrada Famíla, envoyé dans tous les sens par des passants. Même le GPS de Jean-Louis l’envoyait se promener là où il ne fallait pas. C’est via un taxi qu’ils ont finalement atteint leur objectif.

Ensuite nous allons tous ensemble à l’hôtel qui est situé au sud de Barcelone. Il faut donc traverser toute la ville. Ce sont 11 kilomètres de croisements et de feux souvent rouges qui ont été parcourus, mais heureusement dans une circulation pas trop animée.

Et voilà, c’est fini, la petite balade de 1684 km est finie (100 de plus que prévu). Il m’aura fallu plus de 65 heures de vélo pour y arriver. Je suppose que pour Christophe, Pietro, Jean-Louis et Renaud, on peut enlever quelques heures.

Ce fut une chouette expérience, avec un Christophe toujours chaud boulette dès que ça monte, un Renaud qui a passé son temps à photographier et à filmer tout en pédalant loin devant avec son vélo branlant, un Jean-Louis qui n’a jamais hésité à mettre son corps entre nous et le vent, et qui était souvent en délicatesse avec son GPS, qui disait gauche quand il fallait aller à droite, un Pietro infatigable, menant parfois la petite troupe à la baguette et mécanicien hors pair, un Freddy venu un peu sous entraîné mais toujours là à la fin (et en forme…), un Jos venu uniquement parce que nous allions en Espagne et qui a passé de longs moment avec Daniel dans la camionnette, un Daniel faisant toujours de son mieux pour nous faciliter la vie et un moi, heu…

Le soir nous avons été en taxi (dont certains sont des disciples avoués d’Alonso) au centre de Barcelone. A partir de la Plaça de Catalunya nous avons fait Las Ramblas dans tous les sens. Que de monde, que de touristes, il faut le voir pour le croire !

 

11ème étape : Samedi 21/08 : Barcelona - Barcelona : En bus…

En un jour visiter Barcelona, c’est impossible. Ou bien il faut tout voir superficiellement ou bien il faut se fixer des objectifs bien précis. Comme il existe des bus touristiques qui font le tour de tous les endroits intéressants de Barcelone, pourquoi pas ? Et c’est comme ça que nous avons vu tout ce qu’il faut voir à Barcelone, mais de façon succincte, en se disant qu’il y a beaucoup à voir et qu’une semaine serait juste suffisante. Quelle ville, en taille elle est gigantesque, en population aussi, 2.000.000 à Barcelone en plus des 5.000.000 de son agglomération.

Le soir, après avoir visité la vielle ville, nous avons été dans un vrai bar à Tapas. C’est pas mal, c’est une chouette expérience, et c’est là qu’on voit ce que c’est que du monde, les gens font la file pour venir dans ce resto à tapas spécialisé dans le poulpe.

 

Le voyage est fini, que faire d’encore mieux dans les années à venir ? Et qui voudra encore faire ce genre d’expédition ? Nous verrons…

 

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Alain a un petit problème.                                                                                             (Photo-montage de Renaud)

Bruxelles - Barcelona 2010 : Les photos

Les photos de Bruxelles - Barcelona 2010 (Du 11 au 21 Août 2010)

Les photos et films sont de Jean-Louis Van Obbergen, Renaud Kolher, Daniel Wauters et Alain Darville

 

11/08 Etape 1 : Bruxelles - Compiègne

 

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12/08 Etape 2 : Compiègne - Chartres

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13/08 Etape 3: Chartres - Issoudun

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Bruxelles-Barcelone 2010: Dans la région d'Orléans
 

 


Bruxelles-Barcelone 2010: La Cathédrale d'Orléans
 

 

 

 

14/08 Etape 4: Issoudun - Guéret

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Bruxelles-Barcelone 2010: Visite du domaine de George Sand

 


Bruxelles-Barcelone 2010: Visite du domaine de George Sand

 


Bruxelles-Barcelone 2010: Sur la route de Guéret
 

 

 

15/08 Etape 5: Guéret - Brive la Gaillarde

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Bruxelles-Barcelone 2010: En approche du Lac de Vassivière
 

 

 

16/08 Etape 6: Brive la Gaillarde - Montauban

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Bruxelles-Barcelone 2010: Arrivée à Aillac
 


Bruxelles-Barcelone 2010: Moulin à Huile de Noix
 


Bruxelles-Barcelone 2010: Les problèmes de Freddy
 

 

 

17/08 Etape 7: Montauban - Foix

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18/08 Etape 8: Foix - Perpignan

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19/08 Etape 9: Perpignan - Gérone (Espagne)

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Bruxelles-Barcelone 2010: L'arrivée au poste frontière espagnol

 

20/08 Etape 10: Gérone - Barcelone

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21/08 Barcelona

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Bruxelles-Barcelone 2010: La visite de Barcelone