26/05/2012

Portugal 2012

L’Algarve, « c’est pas mal »

Récit de Alain Darville


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 Christiane, Jean-Louis, Umberto, Isoline, Freddy, Myriam, Pietro, Isabelle et Alain


Le voyage de l'Aurore-Cyclo en Algarve (mai 2012) par Aurore-Cyclo

L’Algarve nous attendait du 12 au 19 mai 2012. 

L’Algarve pour ceux qui l’ignorent encore est une région située au sud du Portugal. La ville de Faro en est la capitale administrative ; ses habitants sont appelés Algarviens. Il s'agit d'une des régions touristiques estivales les plus importantes du Portugal et d'Europe, grâce à ses plages et son patrimoine historique. Située à l'extrême sud-ouest de l'Europe, bordée au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique, l'Algarve partage sa frontière à l'est avec l'Andalousie espagnole dont elle est séparée par le fleuve Guadiana ; au nord, elle avoisine la région de l'Alentejo. La région regroupe seize municipalités et intègre le district de Faro. Avec sa superficie de 4 988 km2, l'Algarve est la plus petite des régions du Portugal. La région bénéficie d'un climat plutôt chaud et sec de type méditerranéen, à cette époque la température maximale moyenne est de 24°c. Pour nous, cela a été 35°c.

Mais l’Algarve est aussi connue par nos amis anglais pour ses nombreux terrains de Golf, ce qui fait que par moment cela ressemblait plus à une colonie anglaise qu’une région du Portugal à part entière. Du moins tout le long du littoral, où nos amis anglais possèdent sans doute la plupart des nombreuses maisons bâties à front de mer.

Donc l’expédition est partie la samedi 12/05 de Zaventem. Avec nos vélos, nous ne passions pas inaperçus. Nous, c’étaient : Isabelle et Freddy, Isoline et Umberto, Christiane et Jean-Louis, Myriam et Pietro, ainsi que moi pour fermer la marche. A quatre heures du matin l’aéroport qui devait encore être vide, était déjà bondé. Après quelques chipotage pour enregistrer nos vélos, nous sommes partis avec Air Portugal (TAP : transportes Aéreos Portugueses) et son Airbus A319, direction Lisbonne où un saut de puce avec un autre A319 aux ¾ vide de la même compagnie nous amène à Faro.

Faro où les misères commencent quand nous allons chercher nos voitures de leasing. En plein soleil, une file kilométrique attend pour prendre possession de ces foutues voitures. Il faut un temps fou par client et quand enfin notre tour vient nous comprenons vite pourquoi. Il faut payer une caution astronomique, et à la moindre griffe elle sera perdue, ou bien il faut prendre une assurance de Ferrari (en plus de celle déjà payée par internet mais qui a été versée à fond perdu) ainsi qu’un plein d’essence facturé au prix du Porto pour avoir cette voiture. Pas le choix, si on ne veut pas continuer à pied, tout le monde s’exécute. Ce qui fait râler, ce n’est finalement pas le prix à payer, mais c’est le fait d’avoir été pris pour des pigeons voyageurs.

Déjà pleins de coups de soleil, nous prenons enfin ces voitures pour partir vers notre lieu de résidence pour la semaine : Apartamentos Santa Teresinha à Montes de Alvor. Notre hôtel, qui sera en fait la bonne surprise de ces vacances. Pas cher, spacieux, propre, calme, avec deux piscines, un grand jardin, le Wifi pour Jean-Louis et sa tablette et de quoi faire des barbecues. Le seul point un peu négatif pour les couples, étaient les ressorts des lits qui s’entendaient dans tout l’immeuble. Le sommeil ou l’amour agité étant un peu proscrits, il fallait faire attention dans ses retournements.

Une fois installés et nos vélos montés, nous allons visiter Alvor. Alvor est une petite ville touristique le long de la Ribeira do Farelo. Chaque rue a ses pubs écossais, anglais ou irlandais. Quand on arrive dans un restaurant ou un café, on nous parle en anglais. Le dépaysement n’est pas celui qu’on pensait. La même chose dans les magasins. Il était possible de se fournir en nourriture diverse et variée anglaise : Whiskys à gogo, fromages anglais et bœufs écossais. Même s’il y avait quand même des spécialités portugaises et des poissons et viandes variés.

Le soir, Pietro nous amène dans le petit restaurant « O Alcaide » qu’il a connu, il y a une quinzaine d’années, quand il était déjà venu en vacances, ici, avec sa famille. C’est un restaurant typiquement portugais, où on peut manger quelques plats régionaux comme le Cataplana ou la brochette géante de poissons ou de poulets. Tout le monde trouve son bonheur avec les différents poissons, fruits de mer, poulets, porcs et bœufs. Comme en plus la serveuse Liliane, est super-gentille et fait l’effort de nous parler en portugais, c’est un restaurant que nous allons adopter et nous y reviendrons plusieurs fois. Quand Liliane demande comment on trouve ses plats, Freddy répond, « C’est pas mal » en français dans le texte, Liliane comprend en équivalent portugais, « c’est pas terrible ». Petit problème de langages qui ne sera levé qu’à notre deuxième visite. Mais le « C’est pas mal » est resté pour le reste des vacances.

Mais c’est aussi l’occasion d’arrêter les cafouillages avec le merci portugais : « obrigado », « obrigada ». Quand pour qui ? Moi, je disais le « do » et le « da » en fonction de la personne en face de moi. Et bien non, le « do » doit se dire par un homme et le « da » par une femme. Quoique qu’une femme puisse dire les deux. Dixit un portugais de Lisbonne.

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Le dimanche matin, c’est la première randonnée à vélo. Sur l’échelle De Roy, ce parcours était côté 3 (sur un maximum de 9). Nous y allons donc mollo et nous allons via Portimao, la ville portuaire toute proche, longer la côte jusqu’Amarção de Pêra. Mais il fait déjà chaud et nous ne sommes pas à la mer du Nord. Ça monte beaucoup, ça descend un peu. On prend notre temps, comme il y a tout à voir, je m’arrête tous les cent mètres. A ce rythme les 70 km seront finis dans deux jours, donc après s’être un peu fourvoyer à cause du GPS qui veut nous envoyer faire du hors-piste dans les falaises, nous accélérons un peu le rythme au grand déplaisir d’Umberto qui commence à souffrir. Des muscles et de déshydratation puisqu’il a oublié ses bidons d’eau et que le thermomètre frise les 40°c.

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Au retour, nous nous arrêtons à Lagoa, boire notre Super Bock 40 cl à 90 centimes, nommée « Imperiale » à la bouteille, « Caneca » au fût. Cette bière portugaise sera notre fil rouge tout le long de la semaine, et elle aura été ingurgitée par litres, au fût ou à la bouteille. Nous rentrons ensuite tranquillement se jeter dans la piscine de l’hôtel pour certains, fuir la chaleur et le soleil pour moi. Too much, je dois refroidir à l’ombre pour ne pas ressembler à un homard frit même avec la crème de protection solaire indice 50.

L’après-midi, nous allons longer l’Océan Atlantique au sud d’Alvor. C’est une immense plage de sable fin bordée de dunes qui font penser à la mer du nord, la chaleur en plus. Nous nous arrêtons à Praia Dos Três Irmãios, plage avec des falaises calcaires en ocres rouges assez extraordinaires. L’érosion a fait son œuvre pour sculpter d’étranges œuvres d’art. Ces falaises nous allons les retrouver tout le long du littoral de l’Algarve.

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Le lundi, nous allons faire de la montagne. Le but de la matinée est de faire un aller-retour Alvor – Fóia à 900 m d’altitude. Cela fera 70 km, et c’est sans doute un peu prétentieux, mais bon, Umberto ne sait pas où on va, ça vaut mieux pour lui. Il ne faut pas longtemps pour que la route que nous voulons emprunter ait disparu. Il faut prendre un itinéraire bis mais qui va allonger le parcours. Tant que Freddy n’est pas au courant non plus, tout va bien. Nous roulons dans la campagne, c’est assez roulant et cela ne monte pas trop. Nous passons devant l’autodrome d’Algarve. C’est très joli, Pietro nous présente les arbres Eucalyptus. Quid ? Des Eucalyptus au Portugal ? Et oui, originaire d’Australie, ils n’y sont pas venus tout seul. Ils ont été plantés dans d’immenses forêts pour la pâte à papier. Maintenant le miel d’Eucalyptus portugais est devenu célèbre.

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Mais à Enxameador tout change, la route s’élève brusquement. Entre 10% et 15% en permanence sur 2 km. Même Jean-Louis doit s’arrêter dans la montée. Freddy ne sait plus respirer à cause de la chaleur et dit qu’il a vu la mort de prêt. Umberto met régulièrement pied à terre. Pietro monte ça comme si c’était plat, et moi après avoir fait le début de la montée avec un peu trop d’optimisme, je mets mon 30x25, tranquille.

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On oublie Fóia et nous allons nous concentrer sur Monchique à 400 m d’altitude. C’est une jolie petite ville de pré-montagne. On s’y arrête un long moment pour boire notre Super Bock 40 cl du matin. Comme le soleil chauffe de tout son cœur, un pneu du vélo de Pietro éclate à l’arrêt. 9 bars à 40°c, c’est sans doute un peu trop. Le retour vers Portimao est jubilatoire. C’est une descente et un long faux plat roulé à fond, avec Pietro en tête à du 40 km/h. Umberto a disparu depuis longtemps, quand nous nous regroupons pour l’attendre aux portes de Portimao. Le thermomètre de mon vélo indique 44°c en roulant et monte à 48°c lors de notre attente d’Umberto, sous le soleil. Fait chaud, des ouvriers qui nous regardent, nous prennent pour des fous.

Après s’être refait une santé, nous partons tous les 9, à Sagres visiter la Forteresse de Sagres. C’est une construction militaire située non loin du Cap Saint-Vincent, le point le plus au sud-ouest du Portugal et donc de l’Europe. Elle a accueilli l'école navale créée par Henri le Navigateur et reste le vestige symbolisant les explorations portugaises du XVe siècle le long des côtes africaines. La forteresse a été classée monument national en 1910.

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C’est un moment fort de la semaine. Mais à la grande déception de Pietro qui nous avait annoncé des déferlantes, l’océan est tout calme avec quelques vaguelettes. Mais il fait moins chaud, le vent du large a fait baisser la température à 25°c. Nous allons ensuite voir le Cap Saint-Vincent. Maintenant, nous pouvons dire que nous avons été au bout du bout du continent Européen.

Le soir, nous allons à Portimao, manger des sardines grillées. L’endroit est assez spécial, différents restaurants se sont regroupés pas loin d’un immense coin de grillades de poissons en tous genres à côté de la Ribeira de Arade. Une cigogne a élu domicile sur la cheminée pour élever son ou ses poussins et n’a pas l’air incommodée par la fumée des poissons. Mais il n’y a pas encore grand monde. La grillade des sardines n’est pas bien chère (4,5 €) et nous passons un bon moment. Le seul problème est que comme nous sommes dans une cuvette, il n’y a pas de vent, et nous cuisons avec les sardines. Pour nous refroidir, après de souper, nous nous arrêtons sur une petite place le long de la rivière pour manger d’immenses crèmes glacées.

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Le mardi, la fatigue s’installe, mais cette fois-ci nous partons vers l’ouest à vélo. Nous allons visiter Lagos. Lagos est une très jolie ville. Nous passons par le port et nous longeons la reconstitution de la caravelle Boa Esperança. Nous passons par la vielle ville et nous allons à Ponta de Piedade où les falaises y sont assez impressionnantes.

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Ensuite nous partons voir un barrage, à Albufeire de Odiáxere. Là encore ça monte, mais c’est gérable. Le retour vers Alvor se fait encore à toute vitesse, ce qui fait qu’on oublie Umberto, qui oublie de tourner vers Alvor et qui fait un détour par Portimao. Nous nous faisons « engueler » par les femmes pour abandon de cycliste en péril et nous allons acheter les provisions pour faire un pré-barbecue en attendant qu’Umberto qui ne sait plus se passer de son vélo, ne décide de rentrer.

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Spare-ribs et dorades au menu cet après-midi, avec du vin rosé de Matéus en grandes bouteilles et différents vins blancs secs de la région, le tout accompagné des Super Bock omniprésentes (il fait toujours aussi chaud). Le plus dur était de mettre en route les barbecues. Freddy et Myriam ont trouvé du bois mort là où il n’y a pas d’arbre. Mais avec Jean-Louis et son souffle digne d’un soufflet de verrier, c’était vite les forges de vulcain en action. Isoline, Isabelle et Christiane participent à la préparation des pommes de terre et aux différentes salades.

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Comme il fait très chaud, et que le soleil est devenu un peu moins mordant, c’est le moment après avoir fini toutes les bouteilles de vin d’aller faire un petit plongeon dans la piscine de l’hôtel. Petit cours de Freddy qui explique comment faire le plus d’aller-retours en apnée dans la piscine. Jean-Louis ne gagne pas, c’est Freddy qui fait en fait trois.

Mais nager, creuse, il faut aller remplir les estomacs vides et on retourne dans le restaurant portugais « O Alcaide » où nous retrouvons Liliane toute heureuse de revoir les belges un peu fou. Encore une fois, « c’est pas mal », mais ici nos estomacs crient stop.

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Boire, manger, c’est bien, mais l’excès nuisant en tout, le lendemain, c’est un peu à contrecœur que nous démarrons à vélo pour un petit tour. La première heure, personne ne pipe mot. On avance en file indienne. Mais bien ou pas bien, cette fois-ci nous allons jusque Silves. Une partie de la route pour y arriver me refaisait penser à l’Espagne. De type autoroute, il faut slalomer avec les entrées-sorties.

Silves fut pendant très longtemps un port important avant de décliner avec le lent ensablement du fleuve Arade. Cette ville est surtout marquante par la Forteresse de Silves, Castelo de Silves, dite aussi château Al Hamra (le rouge), qui est constituée d'une enceinte crénelée, en grès rouge, occupant une surface de 12 hectares. Elle a été construite par les Maures entre le VIIIe siècle et le Xe siècle.

Beaucoup de cigognes ont élu domicile sur les toits des maisons ou de cheminées. C’est l’époque des nidifications et c’est toujours impressionnant lorsque l’une d’elle prend son envol en pleine ville à 5 mètres de distance pour aller chercher à manger.

Il fait toujours aussi chaud, mais nous montons au château avec nos vélos. La montée est assez pentue mais c’est la descente qui est impressionnante sur les petits pavés en marbre jaune glissant qui sont omniprésents sur beaucoup de trottoir des villes de la régions. Il ne faut pas aller trop vite pour éviter de trop rebondir ou de glisser.

Après 50 petits kilomètres, c’est le retour à l’hôtel. Piscine et barbecue au programme. Trop chaud pour faire autre chose. Cette fois-ci, ce seront des sardines et des poulpes qui seront cuites au barbecue. Pour Freddy, cuire des poulpes, c’est une première. Surtout qu’elles n’ont pas été nettoyées au magasin et que l’encre est restée dedans. Après cuisson, elles sont toute noires comme les mains de Freddy, ainsi que nos dents. Il fallait essayer, mais ce serait mieux sans encre.

Lorsque le vin est épuisé, c’est le re-plongeon dans la piscine. Le soir, nous allons essayer un restaurant chinois, restaurants chinois qui sont réputés pour leur rapidité. De ce point de vue, nous ne serons pas déçus. Nous avons eu affaire à une serveuse chinoise qui baragouinait à peine deux mots d’anglais, mais qui est parvenue à verser une bouteille de Matéus en 10 secondes dans les 9 verres. C’était assez impressionnant comme technique, mais à ce rythme nous allons être dehors en ¼ heure. Les plats étaient servis avant d’avoir été commandés mais n’étaient pas mauvais du tout.

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Le jeudi, c’est jour de repos. Ça vaut mieux. Nous allons prendre les voitures et vider un peu leurs réservoirs pour aller tous ensemble à Monchique, se promener dans un joli jardin fleuri, ensuite nous allons à Fóia, sur la plus haute montagne de la région (906 m), montagne que nous ne ferons donc pas à vélo. Mais nous y sommes allés le seul jour de la semaine où il y avait une brume qui gâchait le paysage. Ensuite nous sommes partis à Silves.

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A Silves, comme il était déjà 3 heures, il était temps de manger, ce que nous avons fait dans un chouette restaurant qui servait toutes sortes de viandes et poissons grillés. C’était très bon et vraiment pas cher.

Après cela, nous sommes montés à pied au château pour le visiter, mais ils ferment un peu tôt. C’était trop tard, c’est dommage, il avait l’air intéressant. Mais on s’est rattrapé avec les cigognes toujours présentes en nombre, qui vous suivent du regard quand vous passer dans les rues.

Le soir, c’est rebelote dans le restaurant chinois, où le vin est encore claché plus vite que la veille et où il a fallu ½ heure pour faire comprendre à la pauvre serveuse en proie à un début de méningite que nous allions prendre 5 menus pour deux, alors que nous n’étions que 9.

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Bizarrement le vendredi, nous étions plus en forme que les autres jours. On commençait à s’habituer au rythme infernal de nos journées. Les vélos enfourchés, on repartait faire la sortie de la 1er journée, mais avec des variantes sur le parcours, ainsi qu’une destination que je m’étais fixée : Praia de Rocha. Une magnifique plage encadrée de falaises.

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Et effectivement nous ne fumes pas déçu. Après une grosse descente depuis les falaises vers la mer, nous sommes arrivés sur cette superbe plage, tranquille, avec des pécheurs et quelques vacanciers. Nous sommes restés un bon moment dans le petit café installé sur la plage face à la mer, tout étonnés qu’on nous parle en portugais.

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La grosse descente, s’est transformée en grosse montée pour repartir, mais c’était du plaisir à l’infini, avec toutes les belles images qui nous resteront de ce pays.

L’après-midi, c’était le dernier barbecue, dorades et micro-poulpes sans encre au programme. Comme il faisait enfin moins chaud, la piscine a été évitée, mais le soir nous sommes repartis dire adieu à Liliane et à ses fantastiques cataplanas. C’est ainsi l’occasion d’apprendre que Liliane s’appelle Liliane (heu oui, on ne le savait pas avant), que Jean-Louis s’appelle João-Luis dit Raõul, que Pietro s’appelle Pedro et que Freddy s’appelle Fredõ.

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Le samedi, c’est le départ. Les voitures payées au prix de l’or, vont être un peu poussées dans leurs derniers retranchements. 150 km/h en montée, pointe à 170 km/h pour des petits 1200 cm3.

A l’aéroport, c’est la file pour prendre l’avion, et c’est de nouveau le même cinéma avec nos vélos encombrants. Dans l’avion le Boeing 737 est décevant comparé à l’Airbus A319, surtout qu’un bébé hurleur était à 1,5m de mes oreilles sensibles. Impossible de bouger, les genoux au menton et le nez dans les cheveux de l’old-timer britannique de devant qui a décidé de s’allonger au maximum. Il faut prendre sur soi et penser à autre chose.

Le voyage est déjà fini, beaucoup trop court pour faire tout ce qu’on voulait. La chaleur en a refroidi plus d’un pour aller faire de grandes sorties à vélo, ou faire de grands déplacement en voiture.

La région est superbe, on y mange très bien, les portugais sont tous très sympathiques et accueillants, l’ambiante dans le groupe a toujours été joyeuse et pleine de bonnes humeurs. A vélo, nous avons presque toujours pris notre temps, en attendant régulièrement (en haut de chaque côte) les moins forts et en dégustant notre « Imperiale » quand il le fallait.

Le point négatif est que cette région a été un peu trop colonisée par les anglais qui avaient tous l’air de se considérer en pays conquis. Je me vois mal passer mes vacances là, en été, quand il y a foule, et qu’il y fait encore plus chaud.


Les photos d'Alain:

Portugal 2012


Les photos de Jean-Louis:

Portugal 2012



Les parcours à vélo:

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Dimanche 13/05/2012 : parcours vert
Lundi        14/05/2012 : Parcours bleu
Mardi        15/05/2012 : Parcours jaune
Mercredi   16/05/2012 : Parcours orange
Vendredi   18/05/2012 : Parcours violet