31/07/2008

Le VTT dans le Vercors en 2008 : Le récit

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La grande Traversée des Alpes : Grenoble – Sisteron : Direction les nuages

 

Tracé GPS du VTT fait entre Monestier de Clermont et Sisteron 

Le tracé GPS ainsi que le profile et les vitesses peuvent être vue sur le site suivant. Un curseur permet de faire correspondre avec la carte, l'élévation et la vitesse.

La carte peut être zoomée et déplacée dans différents modes de représentations.

VTT - Monestier de Clermont - Sisteron

 



 

 

 

 

Lien vers les photos du voyage


 

 


Le récit
Par Alain Darville

 

Introduction

Cette fois, c'est avec nos VTTs que nous sommes partis au sud de Grenoble, pour faire le trajet entre Monestier de Clermont et Sisteron en cinq jours à travers les paysages agricoles du Trièves et la vallée du Buëch où commence la végétation méditerranéenne. Le parcours est à cheval entre le département de la Drome (dans la région Rhône-Alpes) et le département des Hautes-Alpes (dans la région Provence-Alpe-Côte-d'Azur) au pied du Vercors. 

C'est avec le club du Port de Bruxelles que nous avons fait ce périple. Marine, Charlie, André, Emile, Yves, Miguel et Stéphane représentent le Port de Bruxelles.  Dante, Charlie (c'est le même, il a une double casquette), Freddy, Pietro et moi représentent l'Aurore-Cyclo. Gaëtan est venu s'ajouter à la joyeuse petite troupe. 

Marine a réservé le parcours, l'hôtel et les Gîtes. Elle nous apprend que comme nous sommes « très bons » à vélo, elle a sélectionné un itinéraire difficile digne des VTTistes chevronnés, ce que nous sommes loin d'être, sauf Miguel qui a déjà affronté ce genre de « chemins » montagneux. Ca promet. 

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L'échauffement 

Comme nous arrivons assez tôt à l'hôtel Piot de Monestier de Clermont, Pietro propose d'aller faire un petit col pour se dégourdir les jambes. Ni une ni deux, Freddy et moi l'accompagnons pour aller faire l'Alpe-d'Huez, petit col classé hors catégorie. En arrivant nous nous apercevons que c'est la Marmotte. La Marmotte est une célèbre course cyclosportive de 174 km et 5000 m de dénivelée. Départ de Bourg-d'Oisans (717 m), arrivée à l'Alpe-d'Huez (1880 m). Passage des cols du Glandon (1918 m), du Télégraphe (1570 m), du Galibier (2642 m) et du Lautaret (2057 m). 

Avec nos petits VTT, nous nous mêlons donc aux autres cyclos et nous essayons de passer inaperçus. C'est bien sur raté. Faire ce col en VTT avec de gros boudins faits pour la pierraille et la boue est un petit moment de folie. Mais c'est chouette, nous dépassons les autres cyclos qui sont un peu cuits et qui doivent se demander ce que nous faisons là. Nous nous faisons encourager par les spectateurs le long de l'ascension qui s'imaginent que nous participons aussi à la Marmotte. Pietro fait les 14km dont la pente varie entre 8 et 10 %, les 21 virages et les 1100 mètres de dénivelé en 1h15, Freddy en 1h30 et  moi en un peu plus. Content et heureux d'accrocher un nouveau col mythique à mon minuscule palmarès des hors catégories (jusqu'à présent il n'y avait que le Mont Ventoux). 

Dans la montée et surtout dans la descente on dépasse et on croise des cyclos du CTB qui font la Marmotte. Déjà qu'ils nous prenaient pour des anormaux, cette fois en nous voyant faire ce col en VTT ils en sont convaincus. 

Comme l'Alpes-d'Huez était à plus de 60 km de l'hôtel, ce qui par les petites routes fait qu'il faut du temps pour y arriver, on est de retour à l'hôtel vers 20h30. Les autres ont déjà commencé à souper et on se joint à eux aussi vite qu'on peut. 

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1ère étape : Monestier de Clermont - Lalley (37 km, 1100 m de dénivelé, 10,2 km/h) 

C'est la journée de découverte de ce à quoi nous serons confrontés. Du VTT pur et dur. Rien à voir avec ce que nous faisons dans la région de Bruxelles. 

Cette journée est une traversée complète du Trièves. Mais elle commence bien. En se préparant juste avant le déjeuner, un orage éclate dans la vallée. Ce sont des trombes d'eaux, et le tonnerre résonne dans tous les sens. Qu'est-ce que nous faisons là ? Nous allons quand même manger, et ça ce calme. Il ne pleuvra plus, il fera encore un peu nuageux mais le temps sera de plus en plus beau au fil des jours. 

Enfin nous démarrons. Très vite nous tournons en rond. Les routes et chemins ne correspondent plus aux cartes et GPS. Une nouvelle route a été construite et tout est bouleversé. Enfin le petit sentier est trouvé après quelques errances et c'est parti. Le début n'est pas difficile et nous roulons assez bien. Ca monte mais ce n'est pas difficile. Mais très vite nous allons voir que le portage à vélo est un autre sport. Il faut grimper par de petits chemins boueux fort inclinés vers le Col de Fraisse et ensuite vers le Col de Maissenas (973 m). Au sommet une table d'orientation permet de découvrir un premier paysage grandiose.  A la table d'orientation de Côte Rouge le panorama est à 360 degrés : falaises du Vercors avec l'extraordinaire Mont Aiguille, Dévoluy, montagnes de l'Oisans, lac de Monteynard. C'est dur mais ça vaut la peine. 

La descente est pire que la montée. Pietro commence à se demander ce qu'il fait là et surtout pourquoi il est venu avec Dante qui a « quelques difficultés » avec son vélo. 

Le GPS montre ses limites dans ces minuscules chemins, et c'est avec la carte assistée du GPS que nous essayons de nous orienter. Charlie veut de temps en temps aller dans la direction opposée à celle du GPS, et c'est toujours une longue discussion pour s'y retrouver. 

Le problème vient aussi des chaussures. Très vite je me rends compte que j'aurai du avoir des chaussures de marche adaptée au vélo et non l'inverse. Trop rigides elles ne sont vraiment pas évidentes pour les grimpettes. 

Nous descendons vers le Lac de Monteynard-Avignonet en espérant passer par la passerelle « himalayenne » de la rivière Ebron. Passerelle que nous allons rater puisque nous nous sommes trompés de chemin. Nous passons donc via le pont suspendu de Brion où nous retrouvons Marine et Stéphane. 

Comme il presque midi et que nous n'avancons pas, nous nous rendons compte que faire les 60 kilomètres prévus de cette façon sera impossible. Il faut couper par la route. C'est dommage, mais nous n'avons pas le choix. 

Dante doit aller dans la camionnette et nous sommes partis vers Mens en passant par le Col de Cornillon (900m) où nous allons pique-niquer. 

Ensuite nous allons rejoindre le gîte, mais avant cela nous récupérons le trajet officiel pour refaire un peu de VTT après Menglas. Enfin ça roule. En passant par un petit pont sur une rivière, un cheval veut nous suivre et Yves est coincé par la bestiole qui bloque le chemin. 

Après s'être trompé encore une fois et s'être retrouvé dans un cul de sac nous arrivons enfin au Gîte des Ombelles à Avers. Nous pensons avoir fait le plus dur, mais les deux jours qui vont suivre vont s'avérer encore plus exigeants. Nous allons attaquer la vraie montagne.

Au Gîte, nous sommes très bien accueillis. Comme nous sommes finalement arrivés assez tôt, nous avons le temps de nous reposer et de boire une petite bière belge. Tout le stock y est passé, les bières devenant de plus en plus fraîches plus le temps passait.  

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2ème étape : Lalley - Lus La Croix Haute  (46 km, 1675 m de dénivelé, 7,8 km/h) 

« Aujourd'hui nous franchissons la barrière Alpes du Nord - Alpes du Sud. Une excellente piste forestière nous mène jusqu'à la bergerie "la Maison des Pâtres". A partir d'ici, il faudra pousser et porter le VTT une trentaine de minutes pour franchir le col (altitude 1607 m) qui sépare les deux sommets qui dominent le village ». Ca c'est le texte publicitaire. La piste forestière est qualifiée d'excellente parce qu'il y a moyen de rouler dessus. Ca grimpe sec mais on avance. Mais après... 

Emile ne roule pas. Il est venu sans entraînement et a sans doute puisé un petit peu trop dans ses réserves. Heureusement pour lui. Hier c'était un échauffement. Dante est toujours confiné dans la camionnette avec Marine et Stéphane. 

Après avoir franchi un barbelé par le dessous alors qu'il suffisait de le détacher pour passer, nous arrivons dans le domaine des vaches. C'est leur territoire et il n'y a personne d'autre sauf Français le berger qui accourt nous dire bonjour. Il nous montre un chemin qui monte moins fort que celui indiqué sur la carte et nous demande de remettre son bonjour à Bernard de l'autre côté de la  montagne.  Nous attaquons donc le col de l'Aup (1607m) où il est indiqué 10 à 20 minutes de portage sur la carte, 30 dans le texte publicitaire et 120 en réalité. Pour monter il faut suivre les traces qu'ont laissées les ruminants au fil des ans, le tout en passant de l'une à l'autre en montant et en tirant son vélo. Les alpages, c'est beau, surtout que nous arrivons dans les nuages et que nous ne voyons plus rien. Sauf un mur qu'il faut franchir. Personne ne sait pas comment, mais en tirant, poussant, gémissant, soufflant et pestant nous finissons par y arriver à ce sommet. Les nuages étant bloqués d'un côté de la montagne il fait enfin beau de l'autre côté. Mais personne n'a jamais vu le village. Personne n'a d'ailleurs rien vu du tout. Le tout est de trouver le chemin. Miguel s'aventure sur ce qui ressemble à un sentier.  Nous pensions pouvoir rouler, nous continuerons à marcher. Trop étroit, trop de cailloux, trop de vide d'un côté. 

Nous croisons quand même un groupe à cheval. Eux ils ont tout compris, ce sont les chevaux qui se fatiguent et qui se débrouillent pour rester sur le sentier. 

Mais nous continuons à descendre et cela devient assez roulant. Nous pouvons enfin nous amuser avec nos machines. 

Tout d'un coup je vois dévaler de la montagne Bernard. C'est le Bernard à qui il faudra remettre le bonjour de François. Mais le Bernard est un gigantesque Saint-Bernard blanc (ou assimilé) aussi grand qu'un veau. Il aboie de toutes ses forces en courant vers nous. Le problème c'est qu'il arrivera sur le chemin au même moment que moi. Donc il faut accélérer. Mais lui aussi accélère. Nous faisons la jonction. Il aboie de plus belle en faisant des bons de trois mètres. Gaëtan juste derrière moi a poussé une pointe à 100 km/h. Yves encore derrière devra affronter seul le chien, comme il a affronté le cheval. Bizarrement le chien le laisse passer et il retourne dans ses montagnes garder son bétail. 

Sur la grande route nous retrouvons la camionnette et ses occupants qui nous ont acheté à manger. 

Marine veut rouler. André, Dante et Yves vont l'accompagner. Ils iront par le GR qui longent la nationale vers Lus-LA-Croix-Haute et ensuite vers la Jarjatte où se trouve le gîte. Nous apprendrons par après qu'ils ont été pataugés dans l'eau d'une rivière tout en mangeant des glaces. 

Mais nous, Pietro, Charlie (contraint et forcé), Miguel, Freddy et moi nous n'avons pas encore notre compte pour la journée. Nous retournons au charbon. Nous allons faire une étape complète. 

Cette fois c'est le Col de Lus qui nous attend (1497 m). C'est un col entièrement boisé. Nous ne risquons pas les coups de soleil mais nous ne verrons pas grand-chose jusque... 

La montée est habituelle. Un petit 10% en continu. Le chemin au fur et à mesure que nous montons se dégrade de plus en plus. Sur la carte Marine a indiqué « Sentier très discret ». Il est tellement discret que personne ne l'a jamais vu. Avec le GPS j'ai vu qu'en redescendant il y a moyen de prendre un autre sentier mais qui monte à 45 % vers le sommet. Je redescends mais personne ne m'a suivi. A l'arrêt j'entends crier au loin. Di dju, qu'est-ce qu'ils ont encore trouvé. Il faut remonter. Je ne vois personne mais j'entends du bruit plus haut dans les bois. Ils sont montés. Charlie dont le derrière est encore visible fait demi-tour et m'appelle. Il faut monter par un chemin que je ne vois pas. C'est une falaise dont je me demande toujours comment j'ai réussi à la gravir. Charlie m'aide en tirant la bécane et nous finissons par y arriver. 

Miguel, Freddy et Pietro sont déjà partis par le chemin pour schtroumpfs où un schtroumpf n'a plus mis les pieds depuis des millénaires. Il faut une machette que nous n'avons pas. C'est le vide d'un coté, 10 cm de plat incliné, et la pente de l'autre. 

Finalement nous y arrivons en faisant du ramping le vélo sur le dos. Le col est vaincu. Nous allons redescendre. Charlie regarde sur la carte et nous sommes partis. Ca monte. Nous allons attaquer le col de la Toussière à 1900 m. Le GPS n'est pas d'accord. Moi non plus. Mais Miguel est déjà parti. Mais Miguel, par bête, a vu l'erreur et fait demi-tour. Nous prenons donc le chemin indiqué par le GPS et nous redescendons en roulant sur 100 mètres et nous  remarchons une bonne partie de la descente. Il faut traverser des torrents asséchés, où les pieds glissent comme des savonnettes. La descente par le chemin des Templiers est exceptionnelle : prairies, chemins forestiers. Enfin nous pouvons savourer notre bonheur. Nous avons une vue grandiose de Lus-La-Croix-Haute et de ses montagnes environnantes. 

Comme Yves n'est pas là je suis le dernier de la file. Comme nous pouvons finalement un peu rouler, nous essayons de rouler sans se casser la figure. C'est peine perdue pour moi. Sur un gros rocher la roue avant bute, je fais une pirouette avant et mon vélo se retrouve, je ne sais pas comment, pendant dans le vide accroché à une jambe. Ni vu, ni connu, je repars pour rejoindre les autres. 

Nous arrivons enfin au village de Lus la Croix Haute puis à notre gîte de La Jarjatte au pied des falaises du Dévoluy et tout près des sources du Buëch qui sera notre fil conducteur jusqu'à Sisteron. 

En allant retrouver le gîte, Miguel et Pietro font la course et disparaissent. Freddy et moi on y va à l'aise. C'est un très long faux plat montant et arrivé au village nous recherchons le gîte de la Jarjatte, que nous ne trouvons qu'après avoir un peu errer dans le village avec Charlie qui nous a rejoint. Il est 19h00, nous sommes partis à 8h30, nous avons  « roulé » a du 7,8 km/h (les portages ne comptent pas, la roue ne tourne pas). Et Guy qui dit qu'on roule trop vite... 

A la Jarjatte, le gîte est moderne et sympa. L'énigme du jour est le pneu avant du vélo de Charlie qui se dégonfle sans aucune raison apparente. Le pneu n'a rien, la chambre à air n'a rien, et pourtant depuis le bivouac de midi il passe son temps à se dégonfler. 

C'est aussi le moment de soigner les cloches aux pieds dues à l'humidité, aux marches forcées et aux chaussures non adaptées. 

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3ème étape : La Jarjatte - Veynes  (42 km, 1165 m de dénivelé, 9,5 km/h) 

« Par les gorges du Riou Froid et la forêt de sapins du vallon des Chabottes, nous nous élevons jusqu'au col des Tours (1690 m) . La piste laisse place à un petit sentier où quelques pas de portage permettent de franchir quelques affleurements rocheux. Quelques arrêts aussi pour observer chamois, biches ou cerfs, que l'on rencontre fréquemment en ces lieux. Au col du Vallon de Laup (1708 m) c'est la plongée versant sud dans les sous-bois de hêtres ». Dixit la pub. Rien n'est faux, tout le monde a vu la biche qui c'est enfuie en voyant arriver Miguel qui défrichait dans la forêt. Les quelques pas de portages se sont de nouveau transformés en plus d'une heure de marche forcée. Finalement comme c'est devenu une habitude nous commençons à trouver normal de se promener avec le vélo à nos côtés, et de trouver anormal quand nous pouvons rouler. 

Mais avant d'arriver au Col du Vallon de Laup nous passons par le Roc de Plate Cuche (1650 m) et cela en vaut la peine. Une prairie permet de se reposer au sommet avec un panorama superbe sur près de 360°. Comme il fait beau, nous prenons notre temps. Mais il faut encore monter jusqu'au Col du Vallon de Laup (1708 m) et ensuite redescendre. Mais pour ça il faut trouver le bon chemin. Pas évident, il y a des chemins qui partent dans tous les sens et naturellement nous nous trompons. Le GPS montre que nous marchons parallèlement au bon chemin mais que nous montons au lieu de descendre. Après une marche arrière et une recherche infructueuse, il faut se résoudre à descendre en ligne droite sur une pente à 45% pour récupérer le sentier adéquat. Quelques nouvelles frayeurs et c'est gagné. 

Nous attaquons donc le Col de la Souchière (1516 m) toujours dans les bois. C'est une longue montée d'abord commencée via un GR roulant, mais ensuite c'est de nouveau de la marche. Comme nous pouvions difficilement retrouver Marine et c° aux sommets perdus des montagnes, nous avons pris notre pique-nique avec nous. C'est au sommet que nous mangeons, pour ensuite redescendre généralement en roulant sur un nouveau GR (et naturellement je tombe pour la deuxième fois, mais cette fois-ci aux vues de tout le monde) en direction de Glaise où nous retrouvons finalement la camionnette. Comme nous sommes un peu fatigués nous allons continuer par la route. Miguel veut continuer le parcours officiel et continuera par la Montagne tout seul. 

Nous passons donc par Veynes où le pneu de Charlie fait encore des siennes. Ce sera la dernière fois après il n'osera plus. Dante est venu rouler avec nous et nous montre dans les montées du Col de la Bachassette (940 m) vers le Saix ce qu'il a dans le ventre. 

Mais nous allons contourner le Saix par un sentier en terre roulant et nous arrivons enfin au gîte pour la nuit. 

C'est vraiment le gîte de montagne par excellence installé au bout du chemin. Pour atteindre le dortoir commun (deux chambres pour douze, mais nous étions prévenus à l'avance), il faut faire une solide grimpette à pied. Heureusement les bagages sont transportés en 4x4 par la dame du gîte. Marine doit dormir avec les hommes, et Charlie a résolu le problème de la promiscuité en plantant sa tente pas loin du petit chalet. 

Et le début de nos malheurs va commencer. Stéphane est sérieusement blessé et devra le plus vite possible rentrer en Belgique. Charlie nous montre tout son talent d'organisateur et gère la situation au mieux avec l'aide de nos hôtes du jour. Stéphane ira le lendemain chez un médecin à Veynes et sera ensuite rapatrié par Europ-Assistance. Comme Marine, André et Charlie l'accompagne jusque Veynes ils ne pourront pas rouler le lendemain. 

Mais la nuit c'est Yves qui est malade, c'est le début des gastro-entérites. Charlie a eu une grosse frayeur en pleine nuit en entendant débouler Yves qui a raté de peu sa tente en vomissant tout son souper. Peut-être était-ce du à la nourriture ou bien c'était l'eau bue aux fontaines publiques qui n'était pas aussi buvable que prévu. Toujours est-il qu'Yves est trop malade pour rouler le mercredi. Pietro et Freddy auront aussi de gros problèmes intestinaux mais continueront à rouler. 

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 4ème étape : Le Saix - Savournon  (29 km, 460 m de dénivelé, 12,9 km/h) 

Le cœur n'y est plus. Avec Marine, Charlie et André partis avec Stéphane chez le médecin, avec Yves qui ne peut plus rouler et Pietro et Freddy qui sont un « peu » malade, on décide de partir par la route à Savournon. Ce n'est pas loin, 14 km. 

Miguel et Emile, qui a récupéré de ses efforts du premier jour, partent dans la montagne et nous rejoindront à Savournon. Ce qu'ils ont fait devait ressembler à ceci : « Départ « tonique » pour rejoindre le petit col qui domine notre gîte. Une belle descente dans la forêt, et nous reprenons de l'altitude sur une piste forestière à travers les pins, pour atteindre la crête de la Montagne d'Aujour, d'où nous dominons la plaine du Buëch et la vallée de Savournon. » 

A Savournon nous nous donnons rendez-vous dans un petit restaurant. Chacun finit par arriver et nous dînons calmement. Stéphane est parti en avion pour la Belgique. Charlie a tout contrôlé. 

Après le petit resto, Miguel qui n'en a jamais assez et Emile qui a retrouvé ses jambes de vingt ans veulent faire la petite boucle VTT prévue sur le parcours officiel pour rejoindre le gîte. Pour quand même faire un peu de VTT je vais avec eux en compagnie de Gaëtan. Ce n'est pas trop difficile, nous suivons le lit d'une rivière sur plusieurs centaines de mètres. Miguel, qui ne veut décidément pas faire de la route, nous entraîne encore dans la montagne pour arriver au gîte par l'arrière et non par la route comme prévu. Naturellement nous nous trompons quelques fois, nous nous faisons attaquer par une meute de chiens miniatures aux abords d'un petit camping et finalement nous arrivons au Gîte le Moulin d'Aimée toujours à Savournon. 

A l'arrivée, je vois une superbe naïade qui revient de sa séance de bronzage avec son PC. Vision brève et fugitive de ce qui pourrait ressembler au paradis. Ce doit être l'altitude qui joue des tours. Mais comme les autres avaient la langue pendante aussi, je me suis dit que je n'étais pas le seul à avoir rêvé. 

C'est le moral regonflé à bloc, que nous nous entendons dire par Aimée qui est un spécialiste de tracés VTT, que nous n'avons pris jusqu'à présent que des chemins absolument pas adaptés à la pratique du VTT. Nous avions remarqué, c'était gentil de confirmer nos impressions... 

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5ème étape : Savournon - Sisteron  (51 km, 650 m de dénivelé, 14,7 km/h) 

C'est le dernier jour. Il commence mal pour André qui apprend une très mauvaise nouvelle par SMS. Mais il veut quand même terminer le parcours. Il le fera au volant de la camionnette en compagnie de Marine et Dante. 

Le texte publicitaire n'est pas mal : « Une petite route forestière goudronnée nous mène à la maison forestière de Jubéo. Nous sommes alors sur un magnifique synclinal (un pli dont le centre est occupé par les couches géologiques les plus jeunes) perché dont nous allons faire le tour par de belles pistes forestières. Nous nous échappons par des passages beaucoup plus techniques en suivant les superbes gorges du Riou (falaises, torrent et sentier balcon, avec baignade possible dans une gouille !) jusqu'au village de Saint Genis : exceptionnel ! ». 

Pour une fois on n'est pas loin de la vérité. Bizarrement nous parvenons à rouler la plupart du temps. Soit nous nous améliorons, soit ce n'est pas si technique que ça. Quoi que... Mais effectivement nous prenons notre pied tellement c'est beau. Comme personne ne sait ce qu'est une gouille nous ne nous sommes pas baignés, mais qui en avait envie ? 

Ensuite nous retrouvons la plaine du Buëch et nous contournons le Lac de Riou. Enfin après une belle montée assez rude et de nouveau un peu de marche forcée nous arrivons au vieux village d'Eyguians qui est en ruine. Il a été abandonné au début du XX ème siècle. 

A Eyguians, dans le nouveau village habité, nous retrouvons Marine, Dante et André et nous dînons le long du Buëch. 

Et le VTT est fini. Nous allons de nouveau couper par la route l'itinéraire officiel qui avait l'air assez effrayant. C'était de nouveau une grimpette vers la Montagne de Chabre et de longs portages assurés. Nous allons donc rejoindre Sisteron par la route en suivant le Buëch qui se jette alors dans la Durance. Sisteron est très jolie. C'est une petite ville très touristique. 

De Sisteron à Monestier de Clermont, nous retournons via un mini-bus piloté par le sosie de David Douillet. Celui-ci veut visiblement  engager la conversion mais Charlie ne sort que l'équivalent d'un « Grrmff » à chaque question posée. 

A l'hôtel Piot, nous soupons dehors dans la fraîcheur du soir et sous un ciel étoilé. La pauvre serveuse s'entraînant pour le marathon des jeux olympiques en faisant des allers-retours incessants.

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C'est fini 

Voilà le voyage est donc fini. Nous avons fait du VTT. Du vrai VTT pur et dur. Mais nous avons visé trop haut. Même si physiquement tout le monde a tenu, techniquement on était trop limite. Le plus râlant, c'est que nous avons du rater beaucoup de moments forts en coupant par la route. Mais nous n'avions pas trop le choix, si nous ne voulions pas avoir des accidents à cause de la fatigue qui ce serait alors accumulée. 

Le GPS en montagne est moins efficace que sur la route. La programmation est bien plus compliquée. Il ne faut pas se tromper de sentier et parfois c'est raté. En roulant c'est impossible de regarder l'écran quand le vélo part dans tous les sens. Les sentiers en montagne sont parfois nombreux, se croisent et se ressemblent sur la carte tout en étant invisibles en réalité. Ce n'est pas toujours facile de s'y retrouver. Mais là où le GPS est imbattable, c'est qu'on voit directement si le chemin suivi correspond bien au tracé sur la carte GPS. D'où parfois des demi-tours pour rechercher le bon itinéraire. 

La conclusion du voyage est que c'était superbe et magnifique. C'est tout à fait différent du vélo de route. On peut atteindre des endroits et voir des paysages qu'on ne verrait jamais en restant sur la route. Si un jour on recommence du VTT il faudra sûrement trouver des chemins moins techniques et plus roulants. Mais c'est vraiment une région à recommander pour tous ceux qui veulent faire un peu de sport et avoir du dépaysement. 

En plus il existe une excellente entente entre les deux clubs et c'est toujours un plaisir de se retrouver ensemble.

 

 

Le VTT dans le Vercors en 2008 : Les photos

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Les photos de la grande Traversée des Alpes : Grenoble – Sisteron : Direction les nuages


Lien vers le récit du voyages

 


Les photos sont de André De Smet (du club du Port de Bruxelles) et de Alain Darville (du club de l'Aurore Cyclo).



L’échauffement

-Alain, Pietro et Freddy au sommet de l'Alpes d'Huez.

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1ère étape : Monestier de Clermont – Lalley

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-Au départ de Monestier de Clermont: Miguel, alain, Freddy, Dante, Emile, Yves, Pietro, Charlie, Gaëtan et Marine.

-Vers Col de Fraisse et le Col de Maissenas.
-La table d'orientation de Côte Rouge. Le groupe et le paysage.

-Direction la rivière Ebron. Pietro et Charlie dans des positions périlleuses.
-Charlie, Emile, Dante, André, Yves, Gaëtan et Freddy filmés en plein effort lors de la descente vers la rivière Ebron.

-La rivère Ebron et le pont suspendu de Brion.
-Le Col de Cornillon

-Le pique-Nique à Mens: Dante, Miguel et Emile au repos.
-Marine, Charlie et Stéphane se repèrent sur la carte et cherchent le prochain point de rendez-vous.

-Le petit pont où Yves s'est fait coincé par un cheval.
-Deux vues d'Avers
-Au gite d'Avers:

 

 








2ème étape : Lalley – Lus La Croix Haute 

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-Direction Col de l'Aup. André, Freddy, Pietro et Miguel en pleine discussion.
-François le berger, nous explique ce qu'il fait et la direction à suivre pour atteindre le sommet?
-Le reste de la montée se fait dans les nuages le tout en marchant et en faisant de solides grimpettes.
-Miguel cherche le bon chemin:

-La descente du Col de l'Aup:


 

 

-Vue sur Lus-La-Croix-Haute.
-Pendant que Miguel, Pietro, Charlie, Freddy et Alain faisaient encore du hors piste, Marine, André, Gaëtan et Yves prenaient du bon temps.

-Gaëtan à la Jarjatte

-Vues de la Jarjatte
-Le soleil se couche. Vue de la Jarjatte.

-Pietro et Freddy regonflent pour la xième fois le pneu du vélo de Charlie. 
 
 

 


3ème étape : La Jarjatte - Veynes 

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-Freddy, Gaëtan, Yves et Miguel en contemplation.
-Pietro au sommet.
-Miguel, Freddy et Gaëtan.

-Direction le Roc de Plate Cuche.

-C'est Charlie qui se cache derrière le vélo.
-Miguel en pleine ascension:
-Gaëtan , André et Pietro montent en portage vers le Col du Vallon de Laup an passant par le Roc de Plate Cuche.

 

-Vue du Roc de Plate Cuche
-Freddy en plein bonheur:

-Veynes où le pneu de Charlie est denouveau dégonflé et où Gaëtan a tout compris.
-André et Pietro dans la montée du Col de la Bachassette
-Au gîte de le Saix.

4ème étape : Le Saix – Savournon 

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-Gaëtan, Freddy et Dante vers Savournon
-Freddy et Gaëtan se reposent:

-Miguel, Emile et Gaëtan.
-Miguel, Gaëtan et Alain.
-Au gîte de Savournon, le soir et le matin: 



5ème étape : Savournon - Sisteron 

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-Charlie et Gaëtan ainsi que Alain dans les gorges du Riou.
-Charlie, Freddy, Pietro et Alain posent pour la postérité.
-L'équipe du Port de Bruxelles: Yves, Miguel, Charlie et Emile.
-Pause midi à Eyguians le long de la rivière Buëch:



 

-La longue descente vers Sisteron est faite rapidement:





-En route vers Sisteron. Il fait chaud, une terrasse d'un café et on s'arrête.
-Sisteron et la fin du voyage.
-De retours à Monesetier de Clermont, le repas du soir en plein air.